Astrid Roemer

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Décès
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ParamariboVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Astrid Heligonda Roemer
Nationalité
Astrid Roemer
Astrid Roemer en 2016.
Biographie
Naissance
Décès
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ParamariboVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Astrid Heligonda Roemer
Nationalité
Formation
Programme international d'écriture de l'Iowa (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Astrid Heligonda Roemer (prononcé en néerlandais : [ˈɑstrɪt ɦeːliˈɣɔndaː ˈrumər]), née le à Paramaribo, alors capitale de la Guyane néerlandaise, et morte le dans la même ville[1], est une écrivaine et une enseignante surinamienne néerlandophone ayant résidé aux Pays-Bas[2].

L'autrice publie des romans, des pièces de théâtre et des poèmes. En , il est annoncé qu'elle est la récipiendaire du Prix PC Hooft, considéré comme le prix littéraire le plus important aux Pays-Bas et en Belgique néerlandophone, décerné en [3],[4].

Astrid Roemer est née à Paramaribo, l'actuelle capitale du Suriname qui était alors la capitale de la Guyane néerlandaise, colonie ayant acquis son indépendance des Pays-Bas le . Elle fréquente l'université Kweekschool[5]. Sa famille compte des enseignants, des physiciens et des fonctionnaires d'État[6]. Elle est publiée pour la première fois à l'âge de douze ans[6]. En 1966, elle se rend pour la première fois aux Pays-Bas où elle revient ensuite plusieurs fois (elle réside quelque temps à La Haye) jusqu'aux années 1970[7]. En 1970, elle publie son premier recueil de poésie, Sasa mijn actuel zijn. Son premier roman, Neem mij terug Suriname (Emmène-moi au Suriname, 1974) connaît un grand succès dans son pays natal[7] et réécrit pour devenir Nergens ergens (Nulle part quelque part, 1983)[pas clair][8]. Elle s'installe définitivement aux Pays-Bas en 1975, après avoir été licenciée de son poste d'enseignante pour avoir refusé de célébrer Sinterklaas (en), un mythe où figure un personnage à face noire nommé Zwarte Piet[5].

Astrid Roemer en 1988.

À partir des années 1970, elle devient une écrivaine prolifique, publiant des romans, des pièces de théâtre et des poèmes. Sa percée aux Pays-Bas est liée au roman fragmentaire Over de gekte van een vrouw (nl) Sur la folie d'une femme »), une œuvre sur l'identité et l'oppression des femmes, qui l'établit en tant qu'écrivaine féministe et fait d'elle un modèle pour les lesbiennes[7]. Elle siège quelque temps au conseil municipal de La Haye en tant que membre de GroenLinks en 1989, mais démissionne rapidement après un désaccord avec les membres de son parti[5]. Entre 1996 et 1998, elle publie une trilogie qui figure désormais parmi ses œuvres les plus connues[5] : Gewaagd leven (1996), Lijken op liefde (1997) et Was getekend (1998)[7]. Les romans sont publiés ensemble sous le titre Roemers drieling (La trilogie de Roemer, 2001)[7]. La traduction allemande de Lijken op liefde reçoit le prix LiBeratur[8].

De 2006 à 2009, Astrid Roemer réside au Suriname. Dans ses dernières années, elle publie peu. Son autobiographie, Zolang ik leef ben ik niet dood Tant que je vis, je ne suis pas morte »), sort en 2004, et un recueil de poèmes d'amour intitulé Afnemend En diminution ») est publié à 125 exemplaires en 2012[5]. Roemer disparaît de la vie publique et parcourt le monde pendant 15 ans avec « chat, ordinateur portable et sac à dos ». Sa première apparition publique depuis longtemps est prévue pour la première De wereld heeft gezicht verloren, un documentaire biographique réalisé en 2015 par Cindy Kerseborn[Qui ?][9]. Celle-ci l'a cherchée sur l'île de Skye mais l'a finalement trouvée dans un monastère belge. Roemer ne se présente pas à la première[Quoi ?], mais envoie un SMS invitant les gens à s'aimer les uns les autres[7].

Astrid Roemer remporte le Prix P.C. Hooft en 2016[10] alors que le candidat favori était Arnon Grünberg[5]. Elle devient ainsi la première autrice caribéenne à remporter ce prix[7]. Selon le jury, les romans de Roemer sont une fiction littéraire de l’histoire du Suriname, une histoire qui n’est pas très connue aux Pays-Bas en dehors des thèmes de l’esclavage et des massacres de décembre 1982, mais qui sont « inextricablement liés à l’histoire de notre pays... et ainsi, par le biais de l'œuvre unique de Roemer, à notre littérature ». Le jury ajoute que « l'engagement politique et l'expérience littéraire vont de pair avec Roemer »[11].

Le au Oosterpark d'Amsterdam , elle prononce un discours lors du 153e anniversaire de l'abolition de l'esclavage par les Néerlandais au Suriname et dans les Antilles néerlandaises, aux côtés du maire de la ville Eberhard van der Laan et de la ministre de l'Éducation et de la Culture, Jet Bussemaker[12].

En 2019, elle publie Gebroken wit, considéré comme son ouvrage le plus personnel[13]. Elle y raconte la vie de trois générations de femmes au Suriname[11]. Son texte est comparé, par certains critiques, à ceux de Virginia Woolf de par la profondeur de ses personnages[14].

Elle remporte le Prix des lettres néerlandaises 2021, mais sans cérémonie officielle, en raison de son soutien controversé à l’homme politique Desi Bouterse[15].

Publications

Notes et références

Liens externes

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