Ateliers Moës frères
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| Moteurs MOËS | |
| Création | 1904 |
|---|---|
| Disparition | |
| Forme juridique | S.A. |
| Siège social | Waremme |
| Effectif | 110 |
| Site web | www.moteurs-moes.net |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
Les ateliers Moës-Frères, devenus Moteurs Moës S.A était une entreprise d'ingénierie basée à Waremme, en Belgique, spécialisée initialement dans la construction de moteurs diesel puis progressivement de locomotives industrielles. Elle demeura indépendante jusqu'en 1969, date à laquelle elle fut rachetée par VMF Stork-Werkspoor Diesel d' Amsterdam (aujourd'hui intégrée à Wärtsilä).
Création
Guillaume Moës naquit en 1854 au hameau de Bléret, entre Remicourt et Waremme. Jeune homme, il s'installa à Waremme où il fonda un moulin à vapeur. Son fils aîné, Édouard, naquit en 1880 et, au tournant du siècle, il mit au point un moteur à combustion interne pour remplacer la machine à vapeur qui animait le moulin familial. Le second fils de Guillaume, Auguste (né en 1882), se révéla un vendeur talentueux des moteur conçus par son père et parvint à les placer dans plusieurs usines locales.
Le moulin fut rapidement reconverti en atelier de fabrication de moteurs et, en 1904, la société Ateliers Moës-Frères fut créée pour supporter le développement de ce métier.
Développement avant-guerre
L'entreprise connut un succès rapide, écoulant plusieurs centaines de moteurs chaque année à partir de 1905. La rentabilité du moteur à combustion par rapport au moteur à vapeur assurant un retour sur investissement rapide aux clients.
En 1912, une nouvelle usine plus spacieuse fut construite à Waremme[1]. L'entreprise interrompit sa production au déclenchement de la guerre, après avoir fabriqué plus de 2.500 moteurs en 10 ans.
Entre deux guerres
En 1918, l'entreprise reprit sa production, avec l'arrivée de Paul (né en 1893), le plus jeune fils de Guillaume, au sein de la société familiale.
Elle diversifia alors sa production de moteurs, avec la fourniture de moteurs diesel, à boule chaude et de moteurs électriques.
Au début des années 1920, elle commença la production de locomotives industrielles à voie étroite, construites autour de ses moteurs diesel. Une première série présentait une carrosserie dotée de capot cylindriques rappelant les chaudières des locomotives à vapeur. Guillaume décéda en 1929 et l'entreprise fut reprise par ses trois fils.
Dans les années 1930, la société change de nom et devient SA Moteurs Moës. La production de locomotives s'étend aux locomotives minières, spécialisées pour les travaux souterrains, avec le moteur de type D, doté d'un nettoyage des gaz et d'un dispositif anti flamme; ainsi qu'aux petites locomotives de manœuvre industrielles à voie normale. La société acquiert une renommée internationale et exporte son matériel vers la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Congo belge [1] et l'Asie.
Reprise de l'activité après la Seconde Guerre mondiale

Durant la Seconde Guerre mondiale, Les Moteurs Moës réduisent leur production, sans la cesser. La diversification touche également les engins agricoles. Cela permet à la société de protéger ses employés du travail obligatoire imposé par l'occupant nazi.
Après la guerre, l'activité reprends pour répondre aux besoins de reconstruction, notamment dans le domaine des moteurs de marine. Cependant, le marché est saturé par les surplus militaires. Les moteurs de très grande série d'origine allemande ou américaine et leur pièces détachées largement disponibles sont impossible à concurrencer. L'entreprise se recentre sur le marché des locomotives à voie étroite, notamment pour les mines de charbon.
Dans les années 1960, ce choix est remis en question par le déclin du secteur minier européen et la décolonisation. Moës se remet à fabriquer des moteurs en propre, pour des usages spécifiques.
Cession
Paul Moës décède en 1967. Deux ans plus tard, la société est vendue au groupe néerlandais VMF Stork-Werkspoor Diesel, mais conserve une certaine indépendance ainsi que la marque Moës Diesel. Cette division développe de nouvelles locomotives hydrostatiques à voie étroite, des locomotives minière améliorées et un nouveau type de locomotive de manœuvre à voie normale.
En 1993, la division Moës Diesel est vendue au groupe belge BIA qui est spécialisée dans la vente de groupes électrogènes et de pompes. En , elle a été rebaptisée Moës Energy .
En , toute production sur le site de Waremme a cessé.
Notes et références
- 1 2 Danielle Sarlet et Jacques Stiennon, Wallonie - Province de Liège : Arrondissement de Waremme, vol. 18/2, Editions Mardaga, coll. « Le patrimoine monumental de la Belgique », (ISBN 2870095821, EAN 9782870095829)
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ateliers Moës-Freres » (voir la liste des auteurs).
- Thierry Delgaudinne, Le Jour Huy Waremme
- Paul Delforge, Famille Moës, dans Grands hommes de Hesbaye, du Musée de la Hesbaye, , 65–70 p.
- Phillipe Destinez, Jaques Lanneau et Claude Lombart, Hesbaye, qui sont tes grandes hommes?