Ces ateliers subirent trois bombardements au cours de la Seconde Guerre mondiale, puis le dynamitage des installations par les Allemands le . Au lendemain de la guerre, trois établissements occupaient le site: l'arrondissement du matériel, les ateliers de locomotives à vapeur et l'entretien des wagons.
En 1972, le site devient établissement directeur de 21 500wagons plats à bogies de grande longueur, 13 500tombereaux à essieux et 1 000 wagons de service. À partir de 1975, il s'occupe également de l'entretien et de la réparation de 1 600 bogies Y19 et 19A et 105 000 bogies Y 25.
En 1980, les ateliers occupent une superficie de 14 hectares, dont 44 500 m2 couverts, et emploient 509 agents[1].
Fermeture
La chute du fret ferroviaire dans les années 2000 provoque l'effondrement de l'activité de réparation d'essieux. Moins de 10 000 essieux sont traités à Montigny en 2009, ce chiffre chute à moins de 7 000 en 2011 et à moins de 4 300 en 2012. Le site est finalement fermé le .
Projet de réouverture
Un premier projet de réouverture des ateliers est évoqué en 2016 dans le cadre du démantèlement de 104 rames TGV Atlantique[2]. La SNCF a finalement préféré Ambérieu-en-Bugey à Montigny[3].
En 2019, la région Grand Est annonce qu'elle va investir 90 millions pour créer un nouveau centre de maintenance des rames TER sur le site afin de décharger celui de Metz-Sablon arrivé à saturation. Quelque 28 000 mètres² de bâtiments seront démolis et remplacés par un nouvel édifice de 5 000 mètres²[4].
Les travaux de démolition débutent en . À terme, le site s'occupera des rames TER 2N NG[5].
Début 2024, il est annoncé une mise en service en 2026. Le nouveau technicentre comportera un atelier avec quatre voies, une aire de lavage et des voies de stationnement. Il doit pouvoir entretenir 41 rames TER. Une plate-forme logistique de SNCF Réseau sera également réalisée. L'investissement représente 105 millions d'euros financés conjointement par la région et le Luxembourg[6].