Atena Daemi

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Naissance
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TéhéranVoir et modifier les données sur Wikidata
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Atena Daemi
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Biographie
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Lieu de détention

Atena Daemi (persan : آتنا دائمی) née en 1988 à Fuman[1] est une militante pour les droits civiques, les droits de l'enfant, les droits de l'Homme et les prisonniers politiques en Iran.

Daemi est arrêtée le , et condamné le à quatorze ans de prison. Les activités pacifiques pour lesquelles elle est condamnée sont la diffusion de tracts anti-peine de mort, et des posts Facebook et Twitter critiquant le nombre d'exécution en Iran. Plus tard, Daemi et ses sœurs sont arrêtées et condamnées pour « insulte à des agents en service ». Les recours ultérieurs ont annulé cette condamnation et réduit la sentence de Daemi à la condamnation originale.

Daemi fait une grève de la faim à la Prison d'Evin du au soit 55 jours puis à celle de Shahr-e Rey du au soit 22 jours. Elle continue à protester contre ses conditions de détention et contre la peine de mort depuis la prison d'Evin. Elle est considérée comme une prisonnière d'opinion par Amnesty International[2].

Daemi travaille au prestigieux Revolution Sports Club à Téhéran. Elle participe à des manifestations pour mettre fin à la peine capitale, et assiste à des rassemblements en faveur des enfants en Syrie[3],[4].

Arrestation

Atena Daemi est arrêtée la première fois le  ; elle est placée à l'isolement, privée de l'accès à un avocat, et interrogée à plusieurs reprises pendant 86 jours. Elle passe les 28 premiers jours dans une cellule infestée d'insecte et sans accès aux toilettes[5]. Le , elle est transférée dans l'aile pour femmes de la prison d'Evin[6]. Elle est accusée de « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale », de « diffusion de propagande contre le système », de « dissimulation de preuves » et d'avoir « insulté le fondateur de la République Islamique d'Iran et le Chef Suprême »[2].

Condamnation

Daemi est condamnée le par le Juge Moghiseh de la Direction de la Cour révolutionnaire 28, après une quinzaine de minutes de procès. Elle reçoit une peine d'un total de quatorze ans de prison pour plusieurs chefs d'accusation. La peine la plus longue est de sept ans pour « rassemblement et collusion »[7],[8],[9]. Sa condamnation se rapporte à des actions pacifiques, y compris la distribution de tracts anti-peine de mort et des messages sur Facebook et Twitter critiquant le nombre d'éducation de la peine de mort en Iran[10],[5]. Son arrestation et sa condamnation est considérée comme faisant partie d'une vague d'accusations vagues et des peines sévères contre des activistes, des auteurs et des artistes par le pouvoir judiciaire iranien[8].

L'affaire Daemi est portée devant la Branche 36 de la Cour d'appel. Le , l'appel n'est toujours pas traité et les préoccupations au sujet de la santé de Daemi ne sont toujours pas abordées[11]. Daemi est libérée sous caution, après un paiement de 5 500 millions de rials le [7]. Une audience de la cour d'appel est tenue en . L'appel se fonde sur l'Article 134 du Nouveau Code Pénal Islamique, en vertu de laquelle sa peine devrait être réduite à la peine de l'accusation la plus grave, c'est-à-dire sept ans[12].

Daemi est de nouveau arrêtée dans la maison de ses parents devant ses sœurs, le et est renvoyée à la prison d'Evin. Elle porte officiellement plainte au Bureau du Procureur depuis la prison d'Evin sur les actions des Gardiens de la Révolution qui l'ont arrêtés[13].

Le , Daemi et ses sœurs sont inculpées et condamnées pour « outrage à des agents publics en service ». Après une heure de procès à la cour pénale, elles sont condamnées à trois mois et un jour de prison. Cette peine d'emprisonnement est ajoutée à la première sentence de Daemi, mais est suspendue pour ses sœurs[13].

En , Daemi commence une grève de la faim pour protester contre les nouvelles charges qui lui sont reprochées. Lors d'une deuxième audience de la cour d'appel, elle et ses sœurs sont acquittées des charges de 2017. Daemi met fin à sa grève de la faim le , après 55 jours[13],[14].

Les grèves de la faim

Prison D'Evin

Daemi commencé une grève de la faim le , qui dure jusqu'au , soit 55 jours, pour protester contre l'ajout de trois mois et un jour à sa peine de sept ans[15]. C'est aussi pour protester contre la condamnation de ses sœurs après que le corps des Gardiens de la révolution Islamique (IRGC) se soient plaints que les sœurs aient « insulté des agents de service »[15].

Une lettre écrite par Amnesty International le [16] demande que Daemi soit transférée de la prison vers l'hôpital. La lettre dit que Daemi, qui est alors en grève de la faim depuis 40 jours, tousse du sang, vomit régulièrement, a un problème de tension artérielle, des douleurs rénales et a perdu beaucoup de poids[5]. Les médecins sont avertis qu'elle a besoin d'une hospitalisation immédiate. Cependant, les autorités de la Prison d'Evin refusent d'autoriser son transfert vers un hôpital à l'extérieur de la prison pour un traitement médical. Sa grève prend fin le , après l'abandon des charges contre ses sœurs et elle[13],[14].

Prison Shahr-e Rey

Le , Daemi est transférée à la prison Shahr-e Rey à Varamin à l'extérieur de Téhéra. Elle est déplacée avec Golrokh Ebrahimi Iraee, qui est alors emprisonnée pour avoir écrit une histoire fictive qui critiquait la pratique de la lapidation des femmes en tant que peine de mort[10]. Leur transfert à Shahr-e Rey, une prison pour les délinquants violents, est dénoncé comme illégal, parce qu'elle viole les règlements iraniens sur la classification des détenus[17].

Les deux femmes entament une grève de la faim le , suite de leur transfert[18]. Amnesty International lance de nouveau un appel pour leur libération immédiate et inconditionnelle au motif qu'ils sont emprisonnées pour l'exercice pacifique de leurs droits humains[10]. Amnesty a maintes fois exprimé sa préoccupation sur les conditions insalubres et dangereuses dans la prison, qui fut auparavant une ferme industrielle, ainsi que leurs préoccupations au sujet des mauvais traitements de Daemi et Iraee[17].

Atena Daemi continue sa grève de la faim jusqu'au , soit pendant 22 jours. Golrokh Ebrahimi Iraee continue sa grève de la faim jusqu'au , soit pendant 81 jours. Les deux femmes en sortent très faibles physiquement, et font l'objet d'appels internationaux. Ils sont de nouveau transférées à la prison d'Evin le [18].

Contestations ultérieures

Libération

Références

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