Athanase-Jean-Baptiste Bricogne
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| Conseiller général de la Seine | |
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| Receveur général des finances | |
| Conseiller municipal de Paris |
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Athanase-Jean-Baptiste Bricogne, né à Paris le , mort à Paris le , est un haut fonctionnaire et financier français.
Premier commis du Trésor puis receveur général des finances, il se fait connaître surtout pour ses ouvrages critiques et ses pamphlets à propos de la politique budgétaire sous la Restauration.
Il est aussi l'un des fondateurs du premier chemin de fer d'Europe continentale, le chemin de fer de Saint-Étienne à la Loire.
Distinctions

Né à Paris en 1779, Athanase Jean-Baptiste Bricogne est le fils aîné d'Athanase-Jean Bricogne, négociant et marchand mercier, futur maire d'arrondissement, et de Marie-Honorine Delaplace[1].
Nommé au Trésor public, surnuméraire en puis employé en sous le ministère de Barbé-Marbois, il est nommé secrétaire particulier du ministre Mollien en , puis chef de bureau en ; il devient premier commis du Trésor en août 1806 à vingt-sept ans et manœuvre « habilement » lors de l'affaire des dettes d'Ouvrard[2],[3]. Il est décoré de la Légion d'honneur en 1810[3],[4] et devient Premier commis de la 2e division du ministère des Finances en [1],[3].
Maître des Requêtes au Conseil d'État en novembre 1816, il est par ailleurs élu conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine en 1818[1],[2].
De 1814 à 1819, Athanase-Jean-Baptiste Bricogne – ou son frère Ambroise-Jacques Bricogne à qui cette activité de polémiste est parfois attribuée[5] – se fait remarquer par ses écrits polémiques attaquant successivement la politique budgétaire de Gaudin et de Mollien, puis même celle du baron Louis alors qu'il s'en était auparavant déclaré partisan, et prend part à toutes les controverses financières et budgétaires[6],[7].
Son ouvrage de 1819, Situation des finances au vrai, fait « grand bruit » par ses attaques directes. Il est révoqué en 1819, à la fois de ses fonctions de premier commis du Trésor et de maître des requêtes[8]. Il retrouve ses fonctions en 1820 et devient directeur du mouvement général des Fonds, et découvre alors le déficit du caissier général[1]. Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1821[2]. Il est ensuite nommé receveur général des finances à Marseille de 1822 à 1830[1],[2]. Mais il est à son tour découvert en déficit, et il est muté en 1830[1]. Il devient alors receveur général du Bas-Rhin[9].
Bricogne investit par ailleurs dans différents domaines, notamment les chemins de fer et la banque. Il est l'un des fondateurs, de 1820 à 1824, de la première compagnie de chemin de fer d'Europe continentale, la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à la Loire, et en détient 15 % du capital[10],[11]. Il est aussi un des premiers actionnaires, avec près de 10 % du capital, et administrateur provisoire de la Caisse d'économie et d'accumulation, constituée en et autorisée le [12].
Il meurt à Paris en 1836[2].
Il avait épousé Jeanne Jacqueline Louise Puech[1], fille du négociant Puech[13].