Atherton Curtis

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Atherton Curtis
Louise et Atherton Curtis (1906), eau-forte d'Anders Zorn, Metropolitan Museum of Art.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Père
George Newman Curtis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
George Warrington Curtis (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Louise Burleigh Curtis (d) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata

Atherton Curtis, né le à Brooklyn et mort le à Paris, est un écrivain, historien de l'art et collectionneur d'œuvres d'art américain. Il vécut les quarante dernières années de sa vie en France et offrit une partie de ses collections au musée du Louvre et à la Bibliothèque nationale de France.

George N. Curtis, le père d'Atherton Curtis, fait fortune dans le commerce de médicaments dont il possède de nombreux brevets. Atherton hérite de cette fortune qui prend la forme d'un trust lui rapportant suffisamment pour qu'il se consacre à l'étude de l'art et aux voyages[1]. George Warrington Curtis, son frère, ne manifesta comme lui aucun intérêt aux affaires.

Atherton épouse à Genève le , une Américaine, Louise Burleigh (1869-1910). Le couple se met à collectionner des dessins et des estampes : dès 1894, leur collection est renommée, elle rassemble de nombreuses pièces d'Auguste Raffet par l'entremise du marchand d'art newyorkais Frederick Keppel, puis une première estampe japonaise de Hiroshige en 1896[2]. Par ailleurs, Louise devient dessinatrice, élève de Raphaël Collin et Luc-Olivier Merson.

Durant cette période, résidant principalement à Paris, ils fréquentent la galerie Paul Prouté, dont Atherton devient l'un des plus gros clients. Le couple devient mécène du peintre Henry Ossawa Tanner rencontré à Paris en [3]. Atherton Curtis commence également à collaborer au magazine d'art The Studio : ses articles portent sur les productions graphiques d'artistes comme Adolphe Appian, Amédée Joyau, Charles Meryon, Evert van Muyden, Giovanni Battista Piranesi, Raffet, Théophile Alexandre Steinlen et James Abbott McNeill Whistler. En 1897, il publie un premier essai, Some Masters of Lithography en collaboration avec Frederick Keppel[2].

En , le couple fonde une colonie d'artistes à Mount Kisco (État de New York[3] : en 1902, ils y organisent une exposition de leurs propres gravures de Rembrandt durant trois mois. Atherton se montre sensible à la souffrance animale ; il publie un essai contre la vivisection en collaboration avec Henry Stephens Salt (1900) et rejoint l'American Society for the Prevention of Cruelty to Animals[4].

Portrait of Mr. and Mrs. Atherton Curtis with Still Life (avant 1910), huile sur toile de Henry Ossawa Tanner, Smithsonian American Art Museum.

Louise et Atherton s'établissent définitivement à Paris en 1903, au 17 rue Notre-Dame-des-Champs. Le couple y est représenté sur une gravure d'Anders Zorn (1906)[5] ; Louise meurt en 1910.

Atherton épouse en secondes noces, une proche amie de Louise, la Danoise Ingeborg Flinch (1870–1943), originaire de Copenhague. Le couple passe une partie de son temps à la campagne du côté de Bourron-Marlotte[3]. Ingeborg, toute comme Louise, participe au développement de la collection Curtis.

En 1934, Atherton figure au rang des Amis du Louvre, au même titre que Walter Gay[2]. En 1938, il fait don d'artefacts au musée de Cluny. La même année, sa collection archéologique égyptienne entre au Louvre, entre autres des objets provenant des fouilles menées par Montague Ballard à Gizeh (1902-1903) comme par exemple la statuette Raherka et Mérésânkh[6]. En 1938, la Bibliothèque nationale de France reçoit près de 800 estampes japonaises, plus d'un millier d'objets originaires de Chine, et près de 7 000 estampes occidentales[2].

En 1939, Atherton publie sa dernière étude, elle porte sur l'œuvre lithographié et gravé de Richard Parkes Bonington.

Il meurt à son domicile parisien, en pleine Occupation, le . Son épouse décède deux jours plus tard, d'un arrêt cardiaque. L'ambassade suisse à Paris prend en charge les formalités, par l'entremise d'une amie de la famille, Marguerite, l'épouse de l'agent SOE Mario Lambros Achilles Prassinos (?-1945)[7].

En 1951, la Bibliothèque nationale de France publie un catalogue de l'inventaire des estampes et dessins de la collection Curtis.

Publications

Notes et références

Annexes

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