Athénodore de Néocésarée
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| Athénodore de Néocésarée | |
| Saint | |
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| Date de naissance | v. 215 |
| Lieu de naissance | Néocésarée (Empire romain) |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Néocésarée (Empire romain) |
| Vénéré par | Église catholique, Église orthodoxe |
| Fête | |
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Athénodore de Néocésarée né vers 215 à Néocésarée (Empire romain d'orient), et décédé en 270 dans la même ville, est un chrétien, évêque de la ville, frère de Grégoire le Thaumaturge. Considérés comme martyr et saint par les églises chrétiennes, sa mémoire est célébrée le dans l’Église catholique et dans l’Église orthodoxe.
Athénodore est un chrétien, évêque de Néocésarée, dans le Pont Polémoniaque, au IIIe siècle. Il a un frère aîné : Grégoire le Thaumaturge qui lui aussi est évêque et qui est considéré comme Saint par les Églises chrétiennes. Si peu d'informations nous sont parvenues à son sujet, c'est peut-être qu'Athénodore a été éclipsé par son frère. Au XIIIe siècle, Nicéphore Calliste Xanthopoulos écrivait de lui : « Parmi les évêques les plus célèbres, Grégoire le Grand, renommé pour les miracles qu’il accomplissait, et Athénodore, fraternellement uni à lui en pensée, en parole et en action, [ils] brillaient comme des étoiles radieuses ; tous deux furent évêques dans les Églises du Pont »[1]. D'après ce chroniqueur tardif, Athénodore était considéré « comme l’un des évêques orientaux les plus célèbres du IIIe siècle ». Parmi les sources biographiques les plus anciennes, nous trouvons le « Panégyrique d’Origène », composé par Grégoire vers 238 qui contient diverses notes autobiographiques (faisant des références à Athénodore) ou le De viris illustribus de Jérôme de Stridon[2].

Athénodore est né à Néocésarée, dans le Pont Polémoniaque, vers 215. Sa familles est une famille nobles de la région, qui n'est pas encore chrétienne à sa naissance. Il a un frère aîné : Grégoire qui lui aussi va se convertir et devenir évêque. Il a également une sœur qui se mariera avec le gouverneur de la Palestine. Vers 227, son père meurt. Leur mère envoie les deux garçons à Béryte (Beyrouth aujourd'hui) pour étudier les lettres, l’éloquence et l’étude du droit romain, souhaitant en faire des avocats. Lors d'un voyage à Césarée, ils rencontrent Origène qui y dirige une célèbre école de rhétorique. Origène leur fait découvrir la foi chrétienne, les deux frères se convertissent et demandent le baptême[2],[3],[4].
Vers 238, ils retournent dans leur région natale. Athénodore faisant preuve d'une éloquence remarquée par ses concitoyen concernant l'explication de la foi chrétienne, est choisi, malgré son jeune age, comme évêque de Néocésarée. D'après les écrits d'Eusèbe, Athénodore était « l'un des évêques les plus illustres de l'époque de Gallien ». En 264, il est présent au synode tenu à Antioche contre Paul de Samosate, adversaire de la Sainte Trinité (toutes les sources antiques s'accordent sur sa présence à ce synode). Mais il est absence au synode de 268, ce qui conduit certains à supposer qu'il était déjà mort cette année-là. Plus communément, cependant, sa mort est datée du règne de Valérien, c'est-à-dire après 270, où la tradition chrétienne le considère comme mort martyr durant la persécution de l'empereur Aurélien vers 270[5],[2],[3],[4].