Attaque de Chah-Tcheragh
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17 h 45 (UTC+3:30)
| Attaque de Chah-Tcheragh | ||
| Localisation | Chah-Tcheragh, Chiraz ( |
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| Coordonnées | 29° 36′ 35″ nord, 52° 32′ 36″ est | |
| Date | 17 h 45 (UTC+3:30) |
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| Type | Fusillade de masse | |
| Armes | Kalachnikov | |
| Morts | Au moins 15 | |
| Blessés | Au moins 40 | |
| Auteurs | Abou Aïcha al-Oumari | |
| Organisations | ||
| Mouvance | Anti-chiisme | |
| Géolocalisation sur la carte : Iran
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L'attaque de Chah-Tcheragh est un attentat survenue le dans le Chiraz. Au moins 15 personnes ont été tuées, une quarantaine d'autres blessées. Le mausolée Chah-Tcheragh est un lieu de pèlerinage chiite très important en Iran, c'est également le mausolée le plus grand de la région.
L'organisation État islamique a revendiqué la responsabilité de cette attaque. C'est la troisième attaque d'ampleur commise par l'État islamique dans le pays après la double attaque contre le parlement iranien et sanctuaire de Khomeiny en 2017, et l'attaque d'un défilé militaire des gardiens de la révolution en 2018.
L'Iran est une théocratie islamique chiite[1],[2] qui a souffert d'attaques terroristes par des islamistes sunnites et des séparatistes[3],[4],[5]. À la fin des années 2010 et au début des années 2020, il y a eu d'importantes manifestations sur divers problèmes, qui se sont intensifiées en septembre 2022 en raison de la mort en garde à vue de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir porté incorrectement le hijab[6].
Attaque
Le , lors de la prière du soir, un homme armé d'une Kalachnikov entre dans le mausolée, filmé par une caméra de vidéosurveillance, l'assaillant tire plusieurs coups de feu sur un policier situé à l'entrée du sanctuaire, puis entre dans l'enceinte du bâtiment et tire sur les fidèles[7].
Au moins 15 personnes ont été tuées, et une quarantaine d'autres blessées. Selon le chef de l'autorité judiciaire de la province de Fars, Kazem Moussavi, l'attaque est commise par « une seule personne »[8]. Cette dernière, identifiée sous différents noms (Abou Aïcha, Hamed Badakhshan et Sobhan Komrouni)[9], est blessée lors de son arrestation par les forces de sécurité et décède à l'hôpital le [10],[11].
Responsabilités
Quelques heures après l'attaque, l'État islamique en revendique officiellement la responsabilité, via un communiqué publié sur Telegram[12], qu'il conclut par la phrase suivante : « Que les râfidhites associateurs sachent que les sahaba — qu'Allah soit satisfait d'eux — ont des descendants qui se transmettent la vengeance de génération en génération, par la permission d'Allah le Très-Haut »[13].
Le , le groupe islamique, dans le 362e numéro de son hebdomadaire Al-Naba (en), dévoile des informations complémentaires concernant l'attaque et promet d'en conduire de nouvelles en Iran[12].
Le , l'agence de presse semi-officielle de l'État islamique, Amaq, publie une vidéo posthume (tournée la veille de l'attentat[14]) dans laquelle on voit l'assaillant cagoulé prêter « allégeance au commandeur des croyants et calife des musulmans, le moudjahid cheikh Abou al-Hassan al-Hachimi al-Qourachi ». Il y est identifié par le nom de guerre d'Abou Aïcha al-Oumari. Peu de temps après, Amaq publie une photo de lui à visage découvert[13].
Le déjà, dans le huitième numéro de son magazine Voice of Khurasan, le groupe djihadiste prévient que « très bientôt le sang des majous iraniens sera versé dans leurs rues »[15]. Le groupe reproche à certains groupes islamo-nationalistes comme le Hamas en Palestine ou les talibans en Afghanistan leurs liens étroits avec la république islamique d'Iran[16].