Attaque de l’aéroport de Niamey
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Aéroport international Diori-Hamani |
| Issue | Victoire tactique de l’État Islamique |
| Abdourahamane Tiani Salifou Modi | Inconnu |
| Inconnues | Inconnues |
| Selon le Niger : 4 blessés | Selon le Niger :
20 morts 11 prisonniers |
Batailles
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- Aéroport de Niamey
| Coordonnées | 13° 28′ 54″ nord, 2° 10′ 13″ est | |
|---|---|---|
L’attaque de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey, est une opération armée survenue dans la nuit du 28 au contre la base aérienne 101 située sur le site de l’aéroport de Niamey, capitale du Niger.
L’assaut a été revendiqué par l’organisation État islamique et a été qualifié par les autorités nigériennes de tentative d’attaque terroriste d’ampleur inédite visant des installations militaires et civiles.
Depuis le début des années 2010, le Niger fait face à une insécurité croissante liée aux groupes jihadistes actifs au Sahel, notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, lié à Al-Qaida) et l’État islamique au Sahel (EIS). Ces groupes ont mené plusieurs attaques dans les régions frontalières et à l’intérieur du pays, mais il est rare que la capitale, Niamey, soit directement visée. Par ailleurs, le pays connaît des tensions géopolitiques liées à un coup d’État militaire en juillet 2023 et à l’évolution de ses relations internationales, notamment avec des partenaires occidentaux et la Russie[1],[2].
Déroulement
Dans la nuit du 28 au , un commando armé a attaqué la base aérienne 101 de Niamey, située sur le site de l’aéroport international Diori-Hamani. Selon les autorités nigériennes, les assaillants, arrivés à motos, ont ouvert le feu autour de minuit, entraînant une riposte des forces de défense et de sécurité. Des combats ont eu lieu pendant environ une heure, avant que le calme ne soit rétabli. Les autorités ont déclaré avoir neutralisé 20 assaillants, arrêté 11 autres et quatre militaires nigériens sont blessés. Des dégâts matériels ont été signalés, notamment des tirs sur plusieurs aéronefs militaires et civils au sol, ainsi que des incendies dans un dépôt de munitions[2],[3].
Revendication et responsabilités
Le , l’organisation État islamique revendique l’attaque via son agence de propagande, qualifiant l’opération de « attaque surprise et coordonnée » et affirmant qu’« elle avait causé des dégâts importants ». L’EI a indiqué que sa branche locale opérant au Sahel était responsable de l’assaut[4]. Les autorités nigériennes ont accusé des « mercenaires télécommandés » et ont affirmé avoir reçu l’appui de « partenaires russes » lors de la défense du site. Elles ont également accusé sans preuves certains dirigeants étrangers d’être des « sponsors »[5] des assaillants, ce qui a suscité des réactions diplomatiques notamment du côté de la Côte d'Ivoire [6],[1],[7],[8],[2].
Réactions internationales
L’attaque a suscité des condamnations de la part de plusieurs acteurs régionaux et internationaux, qui ont souligné la nécessité de lutter contre le terrorisme au Sahel. Certains pays ont rappelé l’importance de la coopération en matière de sécurité. Des tensions diplomatiques ont été rapportées entre le Niger et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest à la suite d’accusations proférées par la junte nigérienne[9].