Embuscade de Baley Beri
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| Date | |
|---|---|
| Lieu | Baley Beri |
| Issue | Victoire des djihadistes |
| Djibrilla Hassane † |
| 52 hommes[1] 8 véhicules[2] |
100 hommes[1] 4 à 5 véhicules[1] 20 motos[1] |
| 27 morts[1] 6 blessés[1] 2 véhicules détruits[1] 3 véhicules capturés[3] |
Aucune[3] |
Batailles
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- Aéroport de Niamey
| Coordonnées | 15° 07′ 24,1″ nord, 1° 46′ 08,1″ est | |
|---|---|---|
L'embuscade de Baley Beri a lieu le pendant la guerre du Sahel. Elle est menée contre une patrouille de l'armée nigérienne par des djihadistes de l'État islamique dans le Grand Sahara.

Le , au Niger, une dizaine de djihadistes lancent une attaque contre la prison de Koutoukalé, située à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Niamey[4]. Un garde national nigérien est tué mais les djihadistes sont repoussés[4]. La prison de Koutoukalé, considérée comme la plus sûre du pays et où sont détenus de nombreux membres de Boko Haram et de groupes djihadistes sahéliens, avait déjà subi une attaque de l'État islamique dans le Grand Sahara en 2016[4].
Déroulement
Après l'attaque de Koutoukalé, une patrouille de militaires nigériens engagés dans l'opération Dongo, lancée plusieurs mois auparavant, est chargée de prendre en chasse les assaillants[5]. Cette patrouille est constituée de 52 hommes et huit véhicules de la 112e compagnie spéciale d’intervention basée à Ouallam[2].
Mais le , vers 8h, heure locale, les militaires nigériens tombent dans une embuscade à 80 kilomètres au nord-ouest de Ouallam, à Siwili, près de Baley Beri, une localité située non loin de Tongo Tongo, où cinq militaires nigériens et quatre militaires américains avaient été tués dans une autre embuscade de l'État islamique en [2],[6],[7].
Un des véhicules commence par sauter sur un engin explosif[6],[8],[9],[10]. Des djihadistes embusqués ouvrent ensuite le feu et lancent un assaut sur les militaires nigériens[6],[2],[8]. Selon l'armée nigérienne, d'après des témoignages de survivants une centaine de djihadistes participent à l'embuscade, transportés par 4 à 5 véhicules et une vingtaine de motos[1],[11]. L'appel d'urgence est ralenti car plusieurs antennes-relais téléphoniques avaient été saccagées une semaine auparavant[5]. Les combats durent plus de deux heures[7].
Trois avions de reconnaissance, français, nigérien et un américain, survolent à plusieurs reprises la zone de combat mais sans réussir à détecter de mouvement djihadiste au sol[2].
Les assaillants se replient ensuite vers le nord, tandis que de nouvelles troupes de l'armée nigérienne sont envoyées en renfort pour ratisser la zone[6],[2]. Trois véhicules appartenant à l'armée nigérienne sont retrouvés, mais celui de l'officier chef de la mission manque à l'appel[2]
Revendication
Le , l'État islamique revendique via son agence Amaq l'attaque de Baley Beri en même temps que celle de la prison de Koutoukalé[12],[13]. Ces attaques avaient effectivement eu lieu dans la zone d'action de l'État islamique dans le Grand Sahara[2]. Selon Nicolas Desgrais, doctorant à l'université du Kent : « On pensait que ce groupe avait perdu en capacité opérationnelle au cours des derniers mois, à la suite de l’intervention d’une coalition armée composée de Barkhane, quelques milices maliennes (Gatia et MSA) et les forces armées nigériennes et on se rend compte qu’aujourd’hui on a peut-être une résurgence des capacités opérationnelles de ce groupe »[2].
En , le Niger accuse également le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) de complicité avec les djihadistes, selon un document officiel nigérien consulté par RFI[14],[15]. Selon Niamey, un officier du HCUA, Alhousseini Ag Ahmedou, dit Goumey, a participé à l'attaque et du matériel pris à l'armée nigérienne a été réceptionné dans la vallée d'Inadar par Achafghi Ag Bohada, le chef d'état-major du HCUA[14],[15]. Le HCUA rejette ces accusations[16].