Attaque du 22 février 2025 à Mulhouse
attaque au couteau du 22 février 2025 à Mulhouse
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'attaque du à Mulhouse dite attentat de Mulhouse est une attaque terroriste islamiste perpétrée le à Mulhouse.
Vers 15 h 40 (UTC+2)
| Attaque du 22 février 2025 à Mulhouse | |
Marché de Mulhouse où a eu lieu l'attentat. | |
| Localisation | Mulhouse, Haut-Rhin, |
|---|---|
| Cible | Policiers et civils |
| Coordonnées | 47° 45′ 04″ nord, 7° 19′ 45″ est |
| Date | Vers 15 h 40 (UTC+2) |
| Type | Attaque à l'arme blanche |
| Armes | Couteau, tournevis |
| Morts | 1 |
| Blessés | 7 |
| Auteurs présumés | Brahim Abdessemed |
| Mouvance | Terrorisme islamiste |
| modifier |
|
L'attaque, survenue vers 15 h 40 à proximité du marché du canal couvert, en plein cœur d'un quartier populaire de la ville et en marge d'une manifestation de soutien au Congo, fait un mort et au moins sept blessés dont deux graves[1],[2]. L'assaillant a crié « Allah Akbar » en attaquant des policiers municipaux puis un civil s'interposant, précise le parquet[3].
Le parquet national antiterroriste (PNAT) est saisi de l'affaire[4]. L'auteur présumé, Brahim Abdessemed, un ressortissant algérien que les autorités françaises avaient tenté d'expulser à plusieurs reprises — en vain, en raison de la non-coopération de l'Algérie —, est poursuivi pour assassinat et tentatives d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste[5].
Suspect
| Brahim Abdessemed | |
| Terroriste islamiste | |
|---|---|
| Information | |
| Naissance | Batna (Algérie) |
| Nationalité | |
| Idéologie | Salafisme djihadiste |
| Condamnation | 2023 (condamné pour avoir appelé au djihad) |
| Actions criminelles | Attentat |
| Victimes | 1 mort et 7 blessés |
| Arrestation | 2023 (apologie du terrorisme) 22 février 2025 (attentat de Mulhouse) |
| modifier |
|
Le suspect est identifié comme Brahim Abdessemed, 37 ans, né le dans la ville de Batna en Algérie[6].
Il est connu par les services de renseignement pour terrorisme et sa radicalisation islamiste, son nom est inscrit dans le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT)[7].
Brahim Abdessemed était visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Placé au centre de rétention administrative (CRA) de Strasbourg-Geispolsheim en , il a été libéré le suivant et était depuis sous contrôle judiciaire, assigné à résidence[8]. Il présentait également des troubles psychiatriques[2].
Abdessemed est déjà connu de la justice, condamné en à six mois de prison ferme et une interdiction de territoire français (ITF) pour apologie du terrorisme à la suite de la publication d'une vidéo — d'une durée de 15 minutes — dans laquelle il lit des versets du Coran et appelle les musulmans « à se battre pour la Palestine, à prendre les armes et à combattre les mécréants »[9].
Victimes
Le bilan fait état de un mort et de sept blessés grièvement[2],[10],[11] :
- Lino Sousa Loureiro, un homme de nationalité portugaise âgé de 69 ans, né à Ermesinde et arrivé en France en 1992. Marié et père de deux enfants, il était un membre actif de l’Association des Portugais de Mulhouse[12] ;
- cinq policiers, dont un touché à la carotide et un autre au thorax ;
- deux agents du stationnement.
Réactions
Emmanuel Macron adresse « la solidarité de la nation » aux familles des victimes[13]. Il évoque un « acte terroriste islamiste qui ne fait pas de doute »[14]. Le chef de l'État a interrompu sa visite au salon international de l'agriculture en soutien aux victimes.
Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau se rend à Mulhouse dans la soirée[15]. Il indique que l'Algérie « a refusé à dix reprises » de reprendre Brahim Abdessemed[16]. Le Premier ministre François Bayrou affirme que les autorités algériennes ont refusé 14 fois de délivrer un laissez-passer consulaire pour reprendre le suspect de l'attaque du à Mulhouse[17]. Ce refus répété s'inscrit dans le contexte de la dégradation croissante des relations franco-algériennes ; Bruno Retailleau estime ainsi le mois précédent l'attaque que « l'Algérie cherche à humilier la France » en refusant de reprendre ses ressortissants expulsés de France[18]. Quelques jours après l'attaque, François Bayrou affirme que les victimes de celle-ci « sont les victimes directes du refus d'application » de l'accord franco-algérien de 1968 par l'Algérie[19].
En mars 2025, Le Figaro avance que le gouvernement français songe à expulser le consul général d'Algérie à Strasbourg, « qui n'a pas jugé bon de répondre au dossier de reconduite à la frontière » de Brahim Abdessemed[20].
En juin 2025, la famille de Lino Sousa Loureiro reçoit des excuses de l'institution judiciaire pour « les failles » de la lutte antiterroriste[21].
