Attaque du Parlement du Kenya de 2024

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Date
Morts19
BlessésAu moins 200
Attaque du Parlement du Kenya de 2024
Localisation Bâtiment du Parlement, Nairobi (Drapeau du Kenya Kenya)
Date
Morts 19
Blessés Au moins 200
Auteurs Manifestants

L'attaque du Parlement du Kenya de 2024 survient le lorsque des milliers de manifestants prennent d'assaut le bâtiment du Parlement kenyan à Nairobi en réponse à l'adoption du projet de loi de finances 2024 (en), dans le cadre des manifestations plus larges liées au projet de loi de finances 2024. La protestation s'intensifie lorsque certains manifestants incendient une partie du bâtiment et que la police répond en tirant sur les manifestants[1]. Dix-neuf personnes meurent à Nairobi lors des manifestations. Le projet de loi de finances est retiré le lendemain par le président kenyan William Ruto.

L'assaut est déclenché par l'adoption d'un nouveau projet de loi de finances le , qui rencontre une large désapprobation du public en raison des augmentations d'impôts proposées et qui donne lieu à des protestations depuis son dévoilement le . Le projet de loi impose une taxe de 16% sur les biens et services destinés à la construction et à l'équipement d'hôpitaux spécialisés et augmente les taxes à l'importation de 2,5% à 3%. Certaines propositions initiales, notamment une taxe de vente de 16% sur le pain et une taxe de 25% sur l'huile de cuisson, sont abandonnées auparavant en raison de l'opposition du public[2]. L'adoption du projet de loi est boycottée par les députés de l'opposition, qui quittent la chambre pendant la session parlementaire[3].

Assaut

Les manifestants, dont beaucoup sont des jeunes, submergent la police et entrent dans le bâtiment du Parlement peu après l'adoption du projet de loi de finances[4]. Des milliers de personnes franchissent les barrières de police et prennent d'assaut le complexe. Une partie du bâtiment est également incendiée, tandis que plusieurs pièces sont saccagées et des voitures garées à l'extérieur sont vandalisées[5]. La masse de cérémonie utilisée lors des procédures législatives est volée[6]. Les députés qui se trouvent à l'intérieur du bâtiment fuient les lieux par des tunnels. La police ouvre également le feu sur les manifestants[7]. Une perturbation majeure d'Internet est enregistrée par NetBlocks au Kenya "au milieu d'une répression meurtrière menée par la police"[8].

Autres incidents

Le bureau du gouverneur du comté de Nairobi est également incendié. Des manifestants tentent de prendre d'assaut le palais présidentiel de Nakuru. Des manifestations ont également lieu à Mombasa, Eldoret, Kisumu et Nyeri. À Embu, les bureaux du parti au pouvoir United Democratic Alliance (en) sont incendiés. Des pillages sont signalés à Nairobi, tandis que plusieurs bâtiments d'Eldoret sont également incendiés[9].

Victimes

Selon la Commission nationale des droits de l'homme du Kenya, 19 personnes sont mortes lors des manifestations à Nairobi et plus de 160 personnes sont soignées pour leurs blessures. Amnesty International rapporte que plus de 200 personnes sont blessées. La militante Auma Obama est blessée par des gaz lacrymogènes alors qu'elle manifeste devant le Parlement[10].

Conséquences

Réactions

Notes et références

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