Attentat contre Guillaume Soro du 29 juin 2007
From Wikipedia, the free encyclopedia
L'attentat contre Guillaume Soro du 29 juin 2007 ⓘ est une attaque qui a eu lieu à l'aéroport de Bouaké contre l'avion du Premier ministre ivoirien et chef des Forces nouvelles, un attentat auquel ce dernier échappe miraculeusement. L'avion a été la cible de tirs de roquettes et de Kalachnikov lors de son atterrissage. Quatre personnes ont été tuées et dix autres blessées[1].
Cet attentat s'inscrit dans un climat politique très tendu alors que le pays est sorti de la première phase de la guerre civile en 2004 et que l'accord de Ouagadougou de mars 2007 a permis aux Forces nouvelles, qui s'opposaient au gouvernement ivoirien durant le conflit, de rejoindre le gouvernement.
Il n'y a aucune certitude sur les commanditaires de cet attentat, qui est attribué en général à un chef de guerre rival de Guillaume Soro, Ibrahim Coulibaly[2].
Plusieurs rumeurs ont circulé dans la presse ivoirienne sur le ou les responsables de cet attentat. Si Ibrahim Coulibaly est en général accusé, d'autres personnalités comme Chérif Ousmane, commandant des Forces nouvelles lié à Guillaume Soro, ont pu être mentionnées[3] car celui-ci lui reprochait de ne pas avoir été consulté sur la signature de l'accord de Ouagadougou qu'il désapprouvait[4].
L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a été pour sa part accusée par les Forces nouvelles de défaillance en n'ayant pas sécurisé le secteur, ce qui était leur rôle[5].
Réactions
Guillaume Soro a réclamé une enquête internationale et a ajouté que « Beaucoup de commentaires sont faits, moi je garde la sérénité et je ne rentrerai pas dans la polémique. La seule chose que je demande, c'est que je veux que la vérité éclate, savoir ce qui s'est passé, qui l'a fait et pour quelles raisons cela a été fait »[6].
L'attentat a été unanimement condamné, notamment par :
- Laurent Gbagbo et son parti politique le Front populaire ivoirien (FPI) ont fermement condamné le l'attentat contre le premier ministre Guillaume Soro, qui a été selon eux « orchestré et minutieusement planifié par les ennemis de la paix et les assoiffés de sang »[7].
- Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a condamné « le lâche attentat » dont a été victime Guillaume Soro[8].
- L'ONU a également condamné l'attentat par la voix de son Secrétaire général Ban Ki-moon et le Conseil de sécurité a déclaré que les « auteurs de cet acte criminel doivent être traduits en justice »[9].
- Philippe Mangou, chef d'état-major de l'armée ivoirienne, soutient le Premier ministre[10].
- Charles Blé Goudé a également condamné l'attentat[11].
- Le Chef d'état-major adjoint des FN, Issiaka Ouattara, affirme connaître les responsables mais donnera les noms plus tard[12].
