Attentat contre L'Hebdo libéré
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| Attentat contre L'Hebdo libéré | |
| Localisation | Alger (Algérie) |
|---|---|
| Cible | Collaborateurs de L'Hebdo libéré |
| Date | 11 h |
| Type | Fusillade |
| Armes | Pistolets automatiques |
| Morts | 3 |
| Blessés | 2 |
| Organisations | GIA |
| Mouvance | Terrorisme islamiste |
| modifier |
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L'attentat contre L'Hebdo libéré est une attaque terroriste islamiste perpétrée contre l'hebdomadaire indépendant L'Hebdo libéré le à Alger. C'est le premier attentat contre un journal pendant la décennie noire.
L'Hebdo libéré, périodique de gauche, est visé pour ses positions anti-islamiste exprimées depuis sa création trois ans plus tôt.
Selon le journaliste Lazhari Labter, le GIA les avait menacés par téléphone : « à partir d'aujourd'hui, nous allons abattre trois d'entre vous à chaque fois »[1]
Le , jour de bouclage du journal, cinq (ou sept, selon les sources) hommes armés se présentant comme des policiers en civil entrent dans la grande salle de composition, rue Khemissa. Ils espèrent y trouver l'ensemble des employés mais, exceptionnellement ce jour-là, la plupart des journalistes sont à la rédaction, à El Mouradia, près de la présidence de la République[1]. Le directeur de la publication Abderrahmane Mahmoudi, lui, assistait à l'enterrement de Djamel Benzaghou, journaliste assassiné à Bab El Oued[2].
Les terroristes ouvrent le feu sur les personnes présentes, tuant Madjid Yacef, photo-reporter de 40 ans, Rachid Benhaddou, chauffeur et Nadir Mahmoudi (24 ans), le frère d'Abderrahmane. Il y a deux blessés graves : Naïma Naïli, secrétaire de 20 ans, et Azeddine Ramdani (29 ans)[1],[2].
Les et , plusieurs journaux suspendent leurs publications en signe de protestation[1].