Wikiwand AI

Attentat de Damas du 18 juillet 2012

From Wikipedia, the free encyclopedia

L’attentat du à Damas est un événement de la guerre civile syrienne qui a lieu au siège de la Sécurité nationale dans la capitale syrienne, faisant cinq morts, dont quatre dignitaires du régime syrien.

LocalisationSiège de la Sécurité nationale, Damas
CibleOfficiers d'état-major de l'armée syrienne
Date
Faits en bref Localisation, Cible ...
Attentat du 18 juillet 2012 à Damas
Localisation Siège de la Sécurité nationale, Damas
Cible Officiers d'état-major de l'armée syrienne
Coordonnées 33° 31′ 16″ nord, 36° 16′ 58″ est
Date
Type Attentat à la bombe
Assassinat
Morts 5 (dont Assef Chaoukat, Hassan Turkmani et Daoud Rajha)
Blessés 2 au moins
Auteurs présumés Armée syrienne libre (revendiqué, puis rétractation)
Liwa al-Islam (revendiqué)
Géolocalisation sur la carte : Syrie
(Voir situation sur carte : Syrie)
Attentat de Damas du 18 juillet 2012
Fermer

La télévision d'État syrienne indique qu'il s'agissait d'un attentat-suicide alors que l'opposition affirme qu'il s'agit d'une bombe activée à distance. Le responsable serait un garde du corps. L'attentat, qui visait de hauts responsables du régime syrien, a été revendiqué par l'Armée syrienne libre, avant rétractation, ainsi que par le groupe salafiste Liwa al-Islam[1]. L'hypothèse d'une manipulation interne au régime est également évoquée.

Victimes

Sont décédés lors ou à l'issue de cet attentat :

  • Le ministre de la Défense Daoud Rajha[2],[3]
  • le vice-ministre syrien de la Défense et beau-frère du dirigeant syrien Bachar el-Assad, Assef Chaoukat[4],[5]
  • l'assistant du vice-président, Hassan Turkmani[6]
  • le chef de la Sécurité nationale, Hicham Ikhtiar (mort des suites de ses blessures deux jours plus tard[7])
  • le général Amin Charabeh, chef adjoint de la cellule visée, est donné pour mort près de 10 jours plus tard par le site internet All4Syria[8]

Ont été blessés lors de cet attentat :

Le colonel Hafez Makhlouf est annoncé mort ou blessé selon les sources.

Autre hypothèse

Quelques jours après l'attentat, la rumeur circule qu'il pourrait s'agir d'une manipulation organisée par le régime syrien[9], elle est notamment évoquée par le journal Le Monde[10], sans aucun indice manifeste, selon Frédéric Pichon[11]. Plusieurs spécialistes considèrent cette hypothèse comme plausible, l'universitaire Thomas Pierret affirme ne pas y croire, car les inconvénients à éliminer ces hauts gradés seraient selon lui plus importants pour le régime que les avantages[12].

Selon le journaliste américain Michael Weiss et l'universitaire syrien Hassan Hassan : « Si cet assassinat a été considéré au départ comme l'œuvre des rebelles syriens qui avaient infiltré la cellule, de nouveaux éléments ont révélé une origine interne, en l'occurrence la ligne dure anti-Chaoukat soutenue par l'Iran, qui militait pour un dialogue avec l'opposition anti-Assad »[13]. L'ancien général syrien Mohamad Khalouf affirme croire à la responsabilité des forces iraniennes[14].

Notes et références

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks