Attentat de Monterrey de 2011

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L'attentat de Monterrey de 2011 a eu lieu le au casino Royale de Monterrey, dans l'État mexicain du Nuevo León. Il a provoqué la mort d'au moins 53 personnes, selon les autorités pour la plupart des femmes âgées[3],[4].

Date (il y a 14 ans)
Faits en bref Localisation, Coordonnées ...
Attentat au casino Royale de Monterrey de 2011
Image illustrative de l’article Attentat de Monterrey de 2011
Fumée se dégageant de l'intérieur du casino après l'attaque. Vue depuis la rue Jesús María González.

Localisation Monterrey, Nuevo León, Mexique
Coordonnées 25° 40′ 27″ nord, 100° 21′ 19″ ouest
Date (il y a 14 ans)
Type Incendie
Armes Armes de poing, grenade à fragmentation, essence
Morts 53 morts[1]
Blessés 10 blessés[1]
Auteurs présumés Narcotraficants mexicains
(Los Zetas[2])
Géolocalisation sur la carte : Mexique
(Voir situation sur carte : Mexique)
Attentat de Monterrey de 2011
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C'est l'une des attaques les plus meurtrières contre un établissement de jeu au Mexique depuis que le président Felipe Calderon a ordonné une vaste campagne de répression contre les narcotrafiquants en 2006[5] avec l'appui de 50.000 militaires.

Déroulement et suites

L'attaque aurait eu lieu vers 15 h 50, lorsqu'au moins 12 hommes armés, selon des témoins, pénétré dans la grande salle. Ils ont alors inondé les moquettes et les tables de jeu avec de l’essence avant d’y mettre le feu. Puis tiré des coups de feu et jeté des grenades dans le casino, situé à l'intersection de la rue Jesús María González et de l'avenue San Jeronimo[6],[1]. Dans la panique, certaines personnes ont été piétinées durant la bousculade, tandis que les sorties de secours étaient entravées[7]. Le bilan officiel fait état de 53 morts et 10 blessés, la plupart asphyxiés par les fumées toxiques du gaz combustible (essence)[8],[9].

Casino Royale avait été fermé par la mairie quelques mois plus tôt mais grâce a l'influence de ses propriétaires, un juge avait permis sa réouverture[10].

Cette attaque est la 3éme que l'établissement subit : le , plusieurs hommes avaient déclenché une fusillade provocant un mort et un blessé. Ainsi que le quatre casinos de la ville avaient été la cible de hold up, dont le Casino Royale[11].

Un jour plus tôt, dans la ville voisine de Saltillo, un centre de paris avait déjà été la cible d'une attaque, sans causer toutefois de victime[12]. Ces événements, auxquels s'ajoute une fusillade dans un stade de Torreón dans l'État de Coahuila une semaine auparavant, avaient obligé à suspendre un match de football de la première division.

Enquête policière

Le casino Royale après l'attentat.

Le , le gouverneur du Nuevo Léon, Rodrigo Medina de la Cruz, annonce dans une conférence de presse l'arrestation de 5 personnes suspectées d'appartenir au cartel de Los Zetas[13] :

  • Luis Carlos Carrazco Espinoza, alias « Chihuas », 25 ans.
  • Javier Alonso Martínez Morales, alias « Javo », 37 ans.
  • Jonathan Jahir Reyna Gutiérrez, 18 ans.
  • Juan Ángel Leal Flores, alias « El Casillas » ou « Cash », 20 ans.
  • Julio Tadeo Berrones Ramírez, alias « Julio Rayas », 28 ans.

Le , un officier de la police mexicaine est également arrêté, soupçonné d'avoir participé à l'attentat[14].

Le , l'accord du PGR a été publié au Journal officiel de la Fédération, offrant des récompenses pour « l'identification, la localisation, la détention et/ou l'arrestation de 36 personnes désignées par leur surnom et/ou leur portrait-robot », accusées dans cette affaire. Comme exemple : 30 millions de pesos pour les organisateurs de l'attaque.

D'autres criminels ont également été inculpés et arrêtés. En , les premières condamnations, allant de 100 à 75 ans, ont été prononcées contre sept des accusés. Mais certains ont fait appel des jugements, de sorte que l'on ne sait toujours pas combien d'années ils passeront derrière les barreaux[15].

À cet égard, le procureur général de l'État, Gustavo Adolfo Guerrero, a indiqué dans une carte remise le que, dans le cadre du massacre du casino Royale, 18 personnes ont été arrêtées, dont 17 sont poursuivies pour homicide volontaire et association de malfaiteurs ; l'autre est un policier accusé de crimes commis contre des institutions officielles et des fonctionnaires, ainsi que de crimes commis contre l'administration et la justice.

La commission a indiqué le que Camacho Rincón n'ait effectué qu'une seule inspection du casino le , il avait été exonéré de toutes responsabilité car aucune déposition légale ne l'obligeait à effectuer des inspections périodiques.

Présentée en , la Commission des droits de l'homme de l'État de Nuevo León (CEDHNL) a demandé au procureur général de l'État d'enquêter et de sanctionner les autorités qui auraient commis une négligence, mais une source proche de l'enquête a déclaré à Proceso qu'aucune sanction n'avait été prononcée, car les autorités mises en cause s'étaient elles-mêmes enquêtées et s'étaient déclarées innocentes.

Les dossiers visaient à déterminer des sanctions administratives. Six dossiers ont été ouverts par le gouvernement de Nuevo León en a ouvert six, selon les informations dont dispose ce média. Au moment de la tragédie, le secrétaire d'État au Travail était Pedro Pablo Treviño. Son comportement dans le cadre de cette tragédie a fait l'objet d'une enquête menée par son successeur, Héctor Morales. Le Secrétariat technique et juridique du même organisme a décidé que l'affaire serait « classée sans suite pour défaut de litis », car l'autorité fédérale du travail s'était déclarée compétente pour connaître des responsabilités dérivées. Cette décision a été prise le .

Le Secrétariat général du gouvernement de l'État, alors dirigé par Álvaro Ibarra, par l'intermédiaire de son propre sous-secrétariat aux affaires juridiques, a enquêté sur cinq fonctionnaires de la protection civile, dont le directeur Jorge Camacho Rincón, ainsi que le directeur adjoint des opérations et de la prévention, le chef de la prévention et un inspecteur. La décision rendue dans toutes les affaires, le , était la suivante : « Exonération de responsabilité »[15].

Dans la municipalité de Monterrey, le contrôleur municipal a enquêté sur la secrétaire au développement urbain et à l'écologie, Norma Idalia Contreras Montes de Oca, le directeur du contrôle urbain du même secrétariat, le directeur de l'inspection et de la surveillance du secrétariat municipal, Francisco Andrés Ramírez Esquivel, et le directeur de la protection civile municipale, Reynaldo Ramos.

Puis le , il a été déterminé qu'il n'y avait « aucune responsabilité administrative »[15].

Réactions internationales

Le président mexicain Felipe Calderon a déclaré trois jours de deuil national[16]. L'ONU, par la voix du secrétaire général Ban Ki-moon, a condamné par ailleurs l'attentat le [2]. Amnesty International exige une enquête approfondie des faits et exprime sa solidarité avec les familles des victimes et les habitants de la région[17].

  • Drapeau des États-Unis États-Unis : le président Barack Obama décrit l'attaque de « brutale » et de « répréhensible »[18].
  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : la chancelière Angela Merkel exprime ses « condoléances » à travers une conférence de presse[17].
  • Drapeau de la France France : le porte-parole des Affaires étrangères Bernard Valero a condamné les actes et décrit l'attaque d'une « sauvagerie brutale qui a frappé la société mexicaine[17]. »
  • Drapeau du Costa Rica Costa Rica : la présidente Laura Chinchilla qualifie l'attaque « d'acte terroriste lâche[17]. »
  • Drapeau du Panama Panama : le président Ricardo Martinelli a invité les pays latino-américains à créer un « front commun » pour combattre le crime organisé[17] ».

Annexes

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