À 19 heures 46 (heure locale), un homme de 19 ans, originaire de Zoetermeer et étudiant en chimie à l'université de technologie de Delft, mais résident à Pijnacker, se présente à la réception du siège de la Nederlandse Omroep Stichting (NOS)[1]. Tarik Z., portant un costume et une cravate, demande à passer en direct au journal télévisé de 20 heures, le NOS Journaal[2], déclarant ne pas agir seul. Il affirme que huit bombes radioactives sont placées dans le pays, et que ce dernier serait prochainement la cible de cyber-attaques. Il a réussi à entrer dans le bâtiment après avoir menacé un garde avec un faux pistolet muni d'un silencieux. Alors qu'il le force à lui indiquer l'emplacement des bureaux éditoriaux, le bâtiment est évacué et la police établit un périmètre de sécurité autour de ce dernier.
Le garde le conduit sur un plateau de tournage, mais pas celui du journal télévisé. Cependant, tous les canaux d'émission sont coupés, les journalistes ayant quitté leurs locaux et le journal n'ayant pas commencé. Le garde est alors retenu en otage par Tarik Z., affirmant que celui-ci pourrait partir quand il serait passé à l'antenne. Le preneur d'otage affirme, disant représenter un groupe de 98 hackers : « Nous avons été engagés par les services secrets et avons entendu des choses qui mettent la société actuelle en péril. Et nous allons les révéler maintenant »[3].
À 8 heures 10 des policiers font irruption dans le studio. L'otage en profite pour s'enfuir et Tarik Z. jette son arme factice à terre. Il est évacué vers un centre de rétention. Le bâtiment est fouillé à la recherche d'explosifs, mais rien n'est trouvé.