Attentat du 29 juillet 2018 au Tadjikistan

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CibleCyclistes occidentaux
Date
Attentat du 29 juillet 2018 au Tadjikistan
Localisation District de Danghara (en) (Drapeau du Tadjikistan Tadjikistan)
Cible Cyclistes occidentaux
Date
Type Attaque à la voiture-belier
Attaque à l'arme blanche
Armes Voiture-bélier, couteau, hache
Morts 4
Blessés 2
Auteurs Hussein Abdusamadov
Zafarjon Safarov
Asomiddin Majidov
Jafariddin et Asliddin Yusupov
Participants 5
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste

L'attentat du 29 juillet 2018 au Tadjikistan est un attentat survenu le dans le district de Danghara (en), au Tadjikistan.

Cinq militants islamistes percutent en voiture un groupe de six cyclotouristes sur la route du Pamir. Quatre personnes décèdent et deux sont grièvement blessés.

Les assaillants, dans une vidéo publiée à titre posthume, font allégeance à l'État islamique. Le gouvernement tadjik minimise la responsabilité de l'EI, blâmant plutôt le Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan.

Les mouvements terroristes sont connus pour être présents en Asie centrale. L'Afghanistan, avec lequel le Tadjikistan partage une longue frontière, a été touché par des décennies d'attentats meurtriers islamistes. Cependant, les attaques terroristes ont été rares au Tadjikistan, ciblant principalement les agences gouvernementales[1].

Le pays est populaire auprès des cyclotouristes en raison de ses routes de montagne pittoresques comme la route du Pamir[1].

Attaque

Le vers 15 h 30, dans la région de Danghara à 150 km au sud de la capitale Douchanbé, sept cyclistes occidentaux sont sur une route. Celle de Kulob-Duouchanbé (A385), à côté du village Safobakhsh. Cinq assaillants, au volant d'une berline Daewoo, les croisent et font demi-tour pour les percuter. Ils sortent ensuite de la voiture et les poignardent avec des couteaux et une hache[2],[3],[4].

Selon Radio Free Europe, les hommes qui cherchaient une cible afin de perpétrer un attentat terroriste ont trouvé les cyclistes « par hasard » sur l'autoroute, leur bailleur de fonds était d'accord avec la cible le et ils les ont ensuite suivis jusqu'à l'attentat[2].

Victimes

Quatre touristes meurent lors de cette attaque : les Américains Jay Austin et Lauren Geoghegan ; le Néerlandais René Wokke ; et le Suisse Markus Hummel[5],[3],[4].

Deux blessés, un Suisse et un Néerlandais, sont admis à l'hôpital dans un état critique, tandis qu'un Français ayant pris du retard sur le groupe avant l'attaque s'en sort indemne[5],[3],[4].

Suspects

Selon les autorités tadjikes, les auteurs sont cinq ressortissants tadjiks. Le meneur du groupe serait Hussein Abdusamadov, 33 ans. Il est arrêté le et revenait de Russie. Il meurt en dans la prison de la capitale[2].

Pour la police tadjike, les quatre autres suspects sont tués car refusant d'être arrêtés. Zafarjon Safarov et Asomiddin Majidov, tous deux âgés de 19 ans, sont proches d'Abdusamadov et venaient de rentrer de Russie deux jours avant les attentats. Les deux autres sont Jafariddin Yusupov, 26 ans, et Asliddin Yusupov, 21 ans, deux frères. L'aîné aurait été radicalisé par Abdusamadov en Russie et aurait ainsi convaincu son frère de se joindre au complot. Le frère cadet avait servi comme soldat dans l'armée tadjike[2].

Le groupe de cinq apparaît dans une vidéo publiée à titre posthume par les agences de presse de l'État islamique d'Irak et du Levant dans laquelle ils prêtent allégeance à son calife autoproclamé Abu Bakr al-Baghdadi. Cependant, les autorités tadjikes ont minimisé la responsabilité de l'EI, blâmant plutôt le Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan qui a été interdit en 2015[1]. Le procureur général du Tadjikistan considère que l'allégeance de l'EI n'est qu'une couverture.

Le commanditaire de l'attaque semble être un religieux tadjik de 45 ans nommé Nosirhoja Ubaidov et connu sous le nom de Qori Nosir qui a radicalisé Hussein Abdusamadov et lui a demandé de mener une attaque terroriste[2]. Les autorités tadjikes l'ont lié au Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan et de l'Iran sans présenter de preuves spécifiques, le Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan et l'Iran ont nié tout lien avec l'attaque[2].

Des experts tadjiks ont remis en question les allégations du gouvernement tadjik, insistant sur le fait que l'attaque a très probablement été perpétrée par des sympathisants de l'État islamique à la base, expliquant qu'accuser le Parti de la renaissance islamique est une opportunité pour les responsables de réprimer les groupes d'opposition tout en minimisant la menace régionale de l'État islamique[1].

Le , le meneur Abdusamadov est décédé en prison. Les causes de sa mort faisaient l'objet d'une enquête[6],[7].

Conséquences

Notes et références

Liens externes

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