Attentat du 30 juillet 2023 à Khar

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Attentat du 30 juillet 2023 à Khar
Image illustrative de l’article Attentat du 30 juillet 2023 à Khar

Localisation Khar (en), district de Bajaur, Khyber Pakhtunkhwa (Drapeau du Pakistan Pakistan)
Cible Jamiat Ulema-e-Islam (F)
Coordonnées 34° 43′ 57″ nord, 71° 31′ 25″ est
Date
16 h 10[1] (UTC+5)
Type Attentat-suicide
Armes Ceinture explosive
Morts Au moins 56
Blessés Au moins 200
Auteurs Abdullah Muhajir
Organisations État islamique au Khorassan
Géolocalisation sur la carte : Pakistan
(Voir situation sur carte : Pakistan)
Attentat du 30 juillet 2023 à Khar

L'attentat du 30 juillet 2023 à Khar est un attentat-suicide survenu le lors d'un rassemblement de la Jamiat Ulema-e-Islam (F) à Khar (en), dans le district de Bajaur, du Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan, tuant au moins 56 personnes et en blessant près de 200 autres[2],[3].

En 2004, les attaques islamistes se sont intensifiées en une guerre entre les insurgés et le gouvernement pakistanais dans le nord-ouest du Pakistan. La guerre s'est réduite à un conflit de faible intensité en 2017[4]. De nombreuses attaques et bombardements d'insurgés ont été perpétrés à Peshawar, qui est la capitale et la plus grande ville du Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord-ouest du Pakistan, dont les attaques majeures contre des mosquées en 2013 (en), 2015 (en) et 2022[5].

Victimes

Le ministre de la Santé de la province du Khyber Pakhtunkhwa, Riaz Anwar, fait état d'au moins 44 morts[6].

L'inspecteur général adjoint du département de lutte contre le terrorisme du Khyber Pakhtunkhwa, Shaukat Abbas, annonce plus tard lors d'une conférence de presse qu'il y a au moins 54 morts (dont 23 âgés de moins de 18 ans) et 83 blessés (dont 15 dans un état grave)[1],[7].

Le porte-parole de la JUI-F, Haji Abdul Jalil Jan, déclare à NBC News que le bilan humain s'élève à 55 tués et 135 blessés[8]. Le bilan officiel est de 56 morts le [9] tandis qu'un responsable d'un hôpital parle de 63 décès[10].

Le vice-président de la JUI-F, Atta-ur-Rehman (en), affirme pour sa part que 75 personnes sont décédées dans l'attentat dont 19 ouléma du mouvement parmi lesquels Maulana Hameedullah Haqqani (secrétaire général de la JUI-F dans le tehsil de Nawagai (en)) et Maulana Ziaullah Jan (émir de la JUI-F dans le tehsil de Khar (en))[11],[12],[13].

Responsabilité

Aucun groupe ne revendique l'attentat le jour-même. Cependant, les soupçons se portent rapidement sur la province khorassanaise de l'État islamique, responsable de plusieurs attentats dans la région les mois précédents et qui affirme ouvertement cibler les membres de la JUI-F depuis 2022[14],[15].

L'État islamique revendique effectivement l'attaque le lendemain, dans un communiqué publié par l'Amaq[16]. Dans un autre communiqué, publié par la Nashir News Agency, il présente le kamikaze comme étant Abdullah Al-Muhajir[17].

Enfin, dans un pamphlet de 92 pages publié par la Fondation Al-ʿAzāʾim, il affirme que l'attaque était prévue de longue date et qu'elle s'inscrit dans une stratégie globale à l'encontre des partis religieux participant aux élections démocratiques, qualifiés collectivement d'« apostats républicains »[18]. En , l'ISKP avais déjà publié une série de fatwas autorisant les assassinats d'érudits et de militants religieux de la JUI-F.

Selon Muhammad Israr Madani « À Bajaur, les dirigeants de la JUI-F ont établi des liens solides avec les talibans dans les provinces afghanes de Kunar et de Nangarhar, ce qui les a rendus vulnérables à la cible de l'ISKP sur la base de ces associations. » « Par conséquent, les dirigeants de Bajaur ont occupé des postes dans la nouvelle administration se sont également impliqués dans les opérations contre l'ISKP[19]

Réactions

Notes et références

Voir aussi

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