Aude Bernheim
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- AgroParisTech[1]
- Corps des ponts, des eaux et des forêts (IPEF)[1]
- Chercheuse en microbiologie
- Enseignement / vulgarisation
- Cofondatrice de WAX Science
| Naissance | |
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| Nationalité |
Française |
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| Activité |
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| A travaillé pour |
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| Directeur de thèse |
David Bikard (d) |
| Distinction |
Aude Bernheim (1989) est une microbiologiste française dont les recherches portent sur les systèmes de défense bactériens contre les phages et sur l’évolution de l’immunité. Elle contribue au développement du concept d’« immunité ancestrale[8] », explorant les liens entre systèmes antiphages et les systèmes immunitaires eucaryotes. Chercheuse à l’Institut Pasteur, elle dirige le laboratoire « Diversité moléculaire des microbes ». Cofondatrice de WAX Science et engagée pour une science inclusive, elle est membre du Conseil présidentiel de la science[9],[10]. Ses travaux ont été distingués par plusieurs prix, dont le prix Bettencourt, le prix Jacques Monod, le prix du Collège de France et le prix Irène Joliot-Curie.
Formation
Aude Bernheim est diplômée d’AgroParisTech et a rejoint en 2013 le corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts (IPEF)[1]. Elle suit également le master AIRE du Centre de recherches interdisciplinaires (devenu Learning Planet Institute), où elle s’oriente vers la biologie évolutive et les interactions virus–bactéries[11].
Parcours scientifique
Elle réalise un doctorat à l’Institut Pasteur consacré à l’évolution des systèmes de défense bactériens, combinant analyses comparatives et approches de bio-informatique pour étudier les systèmes CRISPR et d’autres mécanismes antiviraux[12],[13].
Elle poursuit par un postdoctorat au Weizmann Institute of Science dans l’équipe de Rotem Sorek, où elle participe à l’identification et à la caractérisation de nouveaux systèmes anti-phages à l’aide d’approches de génomique comparative et de biologie moléculaire[14].
Elle rejoint ensuite l’Institut Pasteur, où elle fonde et dirige le laboratoire Diversité moléculaire des microbes[12].
Travaux de recherche
Immunité anti-phage et systèmes de défense bactériens
Les travaux d’Aude Bernheim portent sur la diversité, l’évolution et le fonctionnement des systèmes de défense bactériens contre les bactériophages. Elle utilise des approches de bio-informatique, de génomique comparative et de biologie moléculaire pour explorer et caractériser la diversité des mécanismes immunitaires bactériens, incluant notamment les systèmes CRISPR[12],[13].
Immunité « ancestrale »
À partir des années 2020, elle contribue à populariser et à explorer l’hypothèse d’une conservation de modules génétiques immunitaires entre bactéries et eucaryotes, notamment les humains, hérités de leur ancêtre commun ou acquis par transfert horizontal de gènes, présentée comme une forme d’« immunité ancestrale »[15],[16],[17],[18]. Cette approche suggère qu’une partie des gènes impliqués dans l’immunité innée humaine pourrait être issue de mécanismes anciens partagés au cours de l’évolution, ouvrant la possibilité, à terme, d’un renouvellement du cadre conceptuel de l’immunité et du développement de thérapies innovantes[15],[16],[19],[17],[18],[20].
Dans ce cadre, elle cosigne avec Enzo Z. Poirier et leurs collègues un article[21] dans Science établissant pour la première fois le rôle immunitaire dans la voie des récepteurs de type Toll d’une protéine humaine nommée SIRal, identifiée préalablement par des analyses bioinformatiques comme homologue de protéines bactériennes de défense antiphage[15].
Engagement associatif
En 2013, Aude Bernheim cofonde avec Flora Vincent l’association WAX Science (« What About Xperiencing Science »), vouée à la promotion d’une science sans stéréotypes et à la mixité dans les carrières scientifiques[22],[23].
L’association organise des ateliers de sensibilisation auprès des jeunes, développe des outils numériques tels que l’application « It Counts » pour mesurer la représentation hommes-femmes dans les réunions scientifiques, et mène des actions de “science citoyenne”, par exemple via le projet « Science à la pelle » invitant le grand public à prélever et envoyer des échantillons de sol pour soutenir les recherches microbiennes[24].
Bernheim considère que la recherche et l’engagement pour une science inclusive ne sont pas dissociables, et affirme que son implication associative s’inscrit « dans une nécessité et non un choix optionnel »[23].
Elle coécrit avec Flora Vincent l’ouvrage L’intelligence artificielle, pas sans elles !, consacré aux questions d’égalité dans les sciences et le numérique[25].
Distinctions
- Prix Bettencourt pour les jeunes chercheurs (2018)[2].
- Prix Jacques Monod (2020)[3].
- Prix du Collège de France pour les jeunes chercheuses et les jeunes chercheurs (2022)[4].
- EMBO Young Investigator (2024–2027)[5].
- Prix Irène Joliot-Curie, Jeune femme scientifique (2024)[26],[27].
- Chevalier de l'Ordre national du Mérite (2025)[7]
