August von Bayer

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August von Bayer
Portrait d'August von Bayer, par Jacobus Everhardus Josephus van den Berg, Rijksmuseum Amsterdam.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
KarlsruheVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Lieu de travail
Enfant
Bertha von Bayer (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

August von Bayer, né à Rorschach, le et mort à Karlsruhe le , est un architecte, peintre, conservateur et dessinateur suisse actif en Allemagne.

Famille

August (August Euseb Joseph) von Bayer, né dans une famille aisée à Rorschach, le , est le fils de Joseph Anton von Bayer (1767-1848), ingénieur, et de Romana von Karle. Il épouse à Karlsruhe le Josephine Maley (1810-1884). Le couple a quatre enfants, dont Clothilde von Bayer (1840-1908), religieuse et Bertha von Bayer (1841-1909), artiste peintre[1].

Formation

Ruines du Château de Rothelin près de Lörrach. Entrée du château supérieur, par August von Bayer.
Le Chevalier de Toggenburg, d'après une ballade de Friedrich Schiller, dessiné par Auguste von Bayer, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe.

En 1818, August von Bayer commence ses études d'architecte, d'abord auprès de l'architecte néoclassique Hans Conrad Stadler à Zurich, ensuite à l'école de construction de Friedrich Weinbrenner à Karlsruhe, puis, en 1824, à l'Académie des beaux-arts de Munich, sous la direction de Friedrich Wilhelm von Gärtner. Il y acquiert des connaissances précises, notamment de l'architecture byzantine et gothique, qui lui permettent plus tard de représenter les constructions les plus complexes dans ses tableaux avec une justesse stylistique. Si cette expertise architecturale lui est utile en tant que peintre, sa formation générale complète, en particulier en littérature et en histoire, est peut-être encore plus déterminante pour l'éclosion de son style singulier[1].

Carrière

L'architecture, aux exigences codifiées, ne pouvant satisfaire longtemps son esprit imaginatif, dès la fin des années 1820 August von Bayer s'oriente avec succès vers la peinture architecturale, créant son propre genre d'images empreintes d'une atmosphère romantique[1].

Il quitte Munich vers 1836 pour s'installer à Baden-Baden, où il devient peintre de cour et obtient, en 1853, le poste de conservateur des monuments artistiques du grand-duché de Bade[2]. Parmi ses mécènes figurent les rois Frédéric-Guillaume IV de Prusse et Georges V de Hanovre[1]. Il reçoit une médaille de vermeil au Salon de Bruxelles de 1842[3].

August von Bayer, malade depuis plusieurs années, meurt à l'âge de 71 ans à Karlsruhe, le [1].

Œuvre

Caractéristiques

La Cathédrale de Strasbourg par August von Bayer, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe.
Vue depuis un cloître, August von Bayer, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe.

Contemporain de Haller et Hurter, Chateaubriand et Genz, August von Bayer devient un romantique catholique convaincu, fasciné par le Moyen Âge et la chevalerie. De ce mélange d'idées modernes et de concepts depuis longtemps oubliés, grâce à une pensée à la fois spirituelle et poétique, où le romantisme se mêle de façon singulière au réalisme sobre du tempérament suisse, émerge rapidement son style artistique[1].

Nanti d'un sens aigu de la couleur, d'une maîtrise technique et d'un talent pictural certains, August von Bayer réalise, dès le début de sa carrière, des œuvres marquées par son approche spirituelle et poétique et par une maîtrise technique alors quasi inédite, des effets de la lumière. Le Cloître de Berchtesgaden est l'une de ses premières œuvres, suivie d'une série de vues de cours monastiques, de cloîtres et de jardins qui déclinent le thème de la vie monastique de multiples façons. Il conserve ensuite cette approche tout au long de sa vie[1].

August von Bayer développe de plus en plus cette approche particulière consistant à sublimer l'architecture, qu'il compose désormais lui-même, par des figures ingénieuses. Bien qu'il puise principalement son inspiration dans la vie monastique, il l'aborde avec une idéalisation sentimentale, cherchant à intensifier l'atmosphère par une variété d'effets de lumière. Il s'intéresse à des scènes telles que Le Réfectoire d'un vieux moine à midi, Le Chevalier de Toggenburg languissant dans la solitude sur le chemin du monastère, d'après une ballade de Friedrich Schiller, des veillées nocturnes et le clair de lune dans des châteaux en ruine[1].

La plus caractéristique de ses œuvres de caractère luministe est La Mort légendaire de saint Benno, dont le corps, après son décès, semble étrangement baigné de lumière, tandis que les religieux, accourus pour assister au miracle, sont éclairés en partie par des lampes et en partie par le clair de lune. Parmi ses autres œuvres figurent L'Histoire de la région de Toggenburg, développée en un cycle complet de peintures ; L'Intérieur de la cathédrale de Strasbourg ; et enfin, les façades des cathédrales de Strasbourg et de Fribourg, étoffées de riches figures médiévales[1].

Collections muséales

Plusieurs de ses œuvres sont conservées à la Staatliche Kunsthalle Karlsruhe et dans la Collection de peintures de l'État de Bavière[4].

Honneurs

Références

Voir aussi

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