Après quelques années comme enseignante, Baker est contactée par Anne Carroll Moore(en) qui a obtenu son nom après s'être renseignée auprès des écoles de bibliothécaires aux États-Unis pour obtenir les noms de leurs diplômés afro-américains spécialisés en littérature jeunesse. Moore qui est alors à la tête du service jeunesse de la New York Public Library cherche à étoffer son équipe. Si Baker se montre dans un premier temps réticente à cette proposition, elle finit par accepter et rejoint en 1937 la New York Public Library au sein de la branche de la 135e rue à Harlem[4].
Consternée par le traitement accordé aux Noirs dans la littérature jeunesse, elle s'attelle à la constitution d'un fonds qui permette aux jeunes Afro-américains de se projeter dans des rôles inspirants et à l'ensemble des jeunes d'avoir une vision plus équilibrée des Afro-Américains[2]. Dès 1938, elle publie une première bibliographie répondant aux critères qu'elle s'est fixée et qui se limite à une quarantaine de titres[5].
En 1944, après avoir divorcé de JH Baker, elle se marie avec Gordon Alexander[6].
En 1946, elle coordonne un fascicule de 16 pages intitulé «Books about Negro Life for Children»[7]. Cette bibliographie sera régulièrement mise à jour, et témoigne du développement du pan de littérature jeunesse impliquant des Afro-américains puisqu'en 1971, l'édition intitulée «The Black Experience in Children's Books» contient plus d'une centaine de pages[8].
Au cours de sa carrière à la NYPL, elle gravit les échelons jusqu'à devenir en 1961 la coordinatrice de l'ensemble des secteurs jeunesse des bibliothèques de New York. Elle occupera ce poste jusqu'à sa retraite en 1974[9].
Distinctions
En 1974, elle remporte le prix Clarence Day décerné par l'American Library Association et devient ainsi la première Afro-américaine récipiendaire de ce prix[10],[11].
Notes et références
↑(en) Regina Sierra Carter, A narrative of Augusta Baker’s early life and her work as a children’s librarianwithin the New York public library system, Urbana, Illinois, , 171p. (lire en ligne[PDF])
↑(en) Mark I. West, Shapers of American Childhood: Essays on Visionaries from L. Frank Baum to Dr. Spock to J.K. Rowling, McFarland, , 286p. (ISBN978-1-4766-3406-7, lire en ligne), p.94