Auguste-Aimé Boullée (né le à Bourg-en-Bresse et mort le à Passy) est un magistrat français devenu écrivain historien, spécialiste de biographies historiques.
Après des études de droit dans sa ville natale, il est nommé substitut du procureur de Bourg-en-Bresse auprès des tribunaux le . Deux ans plus tard, il est nommé procureur du roi au tribunal de Bergerac le et, dernière occupation dans la fonction publique, procureur auprès des tribunaux de première instance à Mâcon le jusqu'au [1].
C'est à la suite de la révolution de dite des Trois Glorieuses qu'il fut compris dans la proscription qui atteignit la magistrature amovible et révoqué au mois d'août. Il se fixe alors à Lyon en pour se consacrer à des études historiques, jusqu'en , époque où il vint habiter à Paris puis à Passy[2] où il finit sa vie le à 74 ans. Son épouse, Madeleine Quarré de Verneuil, est décédée avant lui le [3].
Œuvre
Les écrits de Boullée sont appréciés pour leur rigueur[4]. Son appartenance à l' Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon de 1832 à 1870 et la présidence de cette institution qu'il occupa en 1835, lui donnèrent la reconnaissance nécessaire à la publication de ses écrits[5].
Mais il rédigea également des traités à caractère historique comme Histoire de Démosthène (1834), Histoire de la France pendant la dernière année de la Restauration (1839), Histoire complète des États Généraux et des autres assemblées de la France 1302-1626 (1845), Des anciens royalistes et du Gouvernement (1830), Les États de Blois 1588-1589 (1844).
Il participa indirectement à la fonction publique dans la ville de Lyon en émettant une opinion sur la création d'une Faculté de médecine à Lyon au Conseil municipal du , en établissant un rapport à l'Institution Martinière sur une Fondation en faveur des jeunes filles pauvres de cette ville en 1844.
Son premier ouvrage littéraire, et seul du genre, Les Orphelins (1817), drame en 3 actes et en vers, ne restera pas dans les annales.