Pinchart devient élève dans l'atelier parisien de Jean-Léon Gérôme au milieu du Second Empire, puis commence à être sous contrat avec Goupil & Cie, produisant des dessins destinés au marché de l'estampe. Ses sujets rencontrent le succès auprès du public: il s'agit de scènes de genre inspirées de la vie quotidienne au XVIIIe siècle, alors fort à la mode. Il expose au Salon de Paris à partir de 1864[1]. Durant les événements de la Commune de Paris, Pinchart est en amitié avec Émile Bergerat qui rapporte dans ses souvenirs que le peintre, durant cette période, était devenu un boucher occasionnel rue des Saints-Pères, assurant à ses camarades artistes de survivre durant le siège de la capitale[2]. Par le biais de Bergerat, il entre en relation avec Théophile Gautier et le cercle de Carlotta Grisi, dont il épouse la fille, Léontine-Ernestine, née en 1854, l'un des deux enfants issus de la relation de la danseuse avec Leon Hieronim Radziwiłł(pl)[3].
Pinchart produit ensuite de nombreux paysages et portraits inspirés de la Tunisie, où il s'installe en 1901, et ouvre un nouvel Atelier Pinchart, au 52 rue El Jazira, lequel forme de nombreux artistes locaux, tels Hédi Khayachi[6].
Ses productions illustrent un certain nombre de périodiques, dont Le Figaro illustré et Paris-Noël. On lui doit des scènes rurales assez réalistes.