Auguste Belloc
photographe français
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Auguste Belloc, né à Montrabé (Haute-Garonne) le 20 fructidor an XIII () et mort le 6 janvier 1873 à Nogent-sur-Marne[1], est un peintre et un photographe français, connu pour ses photographies de nus érotiques.
Nogent-sur-Marne
| Naissance | |
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| Décès |
(à 67 ans) Nogent-sur-Marne |
| Nom de naissance |
Auguste Joseph |
| Autres noms |
Pierre Amant Joseph Auguste Belloc ; Armand Pierre Joseph Auguste Belloc |
| Nationalité | |
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Biographie
Jeunesse et famille
Auguste Joseph Belloc naît à Montrabé en 1805, d’Étienne Belloc, « homme de loy habitant de Toulouse sur son domaine à Montrabé », et de Louise Cramaussel, son épouse[2].
Il fait ses études au lycée Louis-le-Grand à Paris[réf. nécessaire].
En 1844, alors propriétaire allée Lafayette à Toulouse, il épouse Marie Céleste Leroux[3]. En 1851, établi à Paris 5, boulevard Montmartre, le couple a un fils, baptisé Marie Georges Frédéric Gaston[4].
Carrière
Auguste Belloc commence sa carrière à Toulouse, au 39, rue Lafayette, comme peintre de miniatures et aquarelliste[5],[6], mais il s'intéresse à la photographie dès 1845. Le , il expose dans les galeries du Capitole plusieurs portraits faits au daguerréotype[6].
En 1851, il s'installe comme peintre à Paris, 5, boulevard Montmartre[7],[4] et devient membre de la toute nouvelle Société héliographique. Il s’intéresse au nouveau procédé du collodion humide, inventé par Frederick Scott Archer, qu'il baptisera quant à lui « archérotypie »[8]. En 1854, devenu professeur de photographie, Belloc publie à compte d'auteur son premier essai, intitulé Traité théorique et pratique du procédé au collodion en photographie[9]. Désormais installé 16, rue de Lancry, il devient membre fondateur de la Société française de photographie[10], à laquelle il fait don de « cinq épreuves en passe-partout, sous verre. Études d’après nature », ainsi que de son deuxième essai, Les Quatre Branches de la photographie[11].
Quelques-uns de ses travaux sont montrés lors de l'Exposition universelle de 1855[12]. En 1856, il dépose, sous le nom d'Armand Pierre Joseph Auguste Belloc, un brevet d'invention de 15 ans pour une « presse dite châssis Belloc, destinée à la production des épreuves positives »[13].
En 1868, paraît le dernier essai d'Auguste Belloc, consacré à la retouche photographique[14]. Cette même année, son atelier est repris par le photographe Gaudenzio Marconi[5].
Parallèlement à cette carrière académique, Auguste Belloc réalise un grand nombre de photographies de nus. En 1860, la police en saisit cinq mille à son domicile. Celles-ci sont pour la plupart dispersées ou perdues, mais en 1866, celles qui restent sont déposées à la Bibliothèque impériale, où d'autres disparaissent encore : seules subsistent aujourd'hui vingt-quatre vues stéréoscopiques dans l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France[15].
Publications
- Traité théorique et pratique du procédé au collodion en photographie, Paris, 1854[9]
- Les Quatre Branches de la photographie. Traité complet théorique et pratique des procédés de Daguerre, Talbot, Niepce de Saint-Victor et Archer, précédé des annales de la photographie et suivi d'éléments de chimie et d'optique appliqués à cet art, Paris, [Auguste Belloc], 1855 (Lire en ligne)
- Causeries photographiques, 1861 ()
- Traité d'un nouveau système de couleurs pour colorier les épreuves albuminées : traité de photographie opératoire, Paris, Leiber, 1866 (Lire en ligne)
- Le Retoucheur, traité complet de la photographie, de la retouche, du coloris des épreuves albuminées par les couleurs et le système, 1868 ()
Collections
- L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France conserve une partie de sa série érotique, considérée comme majeure dans l'histoire de la photographie.
- Archives municipales de Toulouse
- Musée d'art de Cleveland
- Société française de photographie[10]
Galerie
Expositions
- 1845 : Exposition des produits des Beaux-Arts et de l'industrie à Toulouse : dans les galeries du Capitole le 25 juin 1845, Capitole, Toulouse[6]
- 1855 : Exposition universelle, Paris[12]
- 1849 : Exposition nationale des produits de l'agriculture et de l'industrie, Paris[7]
- 2004 : La Collection Ordóñez Falcón - Une passion partagée, Le Botanique, Bruxelles
