Sa carrière de photographe commence à Napoléon-Vendée sous le Second Empire — avant de reprendre son nom d'origine La Roche-sur-Yon en 1870. Il emménage dans son atelier à La Rochelle dans la rue des Frères Prêcheurs et, par la suite, à Rochefort où il s’associe avec un collègue par obligation en raison possible de son handicap, ce qui explique les signatures « Burgaud et Cie »[2].
René Legal, ancien skipper et rédacteur en chef d'Écho-Magazine, lui-même sourd, écrit l’histoire d’Auguste Burgaud dans un petit livre: «un parfait exemple de l’intégration des sourds-muets dans la société de son époque [fin du XIXe]; une société qui acceptait volontiers de reconnaître chacun à sa juste valeur en tant que citoyen»[3].