Auguste Cuénod

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Décès
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HammametVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Constant Auguste CuénodVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Auguste Jean Cuénod
Biographie
Naissance
Décès
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HammametVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean Constant Auguste CuénodVoir et modifier les données sur Wikidata
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Distinction
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CuénodVoir et modifier les données sur Wikidata

Auguste Cuénod, né le à Saint-Légier-sur-Vevey[1] et mort le à Hammamet, est un ophtalmologiste suisse ayant fait sa carrière en Tunisie, où il s'est particulièrement illustré dans la lutte contre le trachome[2]. Il est également l'auteur du premier tome de la flore de Tunisie, en collaboration avec Germaine Pottier-Alapetite et Augustin Labbe.

Auguste Cuénod vient d'une famille protestante. Sa mère Mary décède en 1871 et son père en 1882.

Il commence des études de médecine à Lausanne et les poursuit en ophtalmologie à la faculté de médecine de Paris où il obtient ses diplômes français de médecine et la médaille d'argent de cette faculté.

Il s'installe en Tunisie en 1894[3]. En 1900, il ouvre une clinique ophtalmologique à Tunis, ouverte à tout le monde, quelle que soit la religion, Il soigne gratuitement les pauvres[2].

Il fut pendant trente ans vice-président du Conseil presbytéral de l'Église réformée de Tunis.

À l'Institut Pasteur de Tunis, il mène des études sur le trachome, la conjonctivite[4].

Il prend sa retraite en 1940 à Hammamet. Un forage lui permet d'aménager autour de sa villa un jardin de plaisance et d'essais, renouant avec sa première passion pour la botanique. Il y entretient une collection remarquable de fleurs et de plantes. Il entame la rédaction de plusieurs volumes sur la flore de Tunisie. Il continue à soigner les malades des yeux et poursuit surtout sa lutte contre le trachome.

En 1943, il cache des Juifs dans sa villa.

Il décède le et, selon sa volonté, il est inhumé à Hammamet.

Auguste Cuénod est le grand-père de la théologienne et historienne Marjolaine Chevallier.

Contribution botanique

En collaboration avec Germaine Pottier-Alapetite et A. Labbé, Auguste Cuénod est l'auteur du premier tome de la flore de Tunisie consacré aux cryptogames vasculaires, aux Gymnospermes et aux Monocotylédones.

Il a écrit les articles suivants[5] :

  • La Botanique en Tunisie. Conférence faite à la séance d'ouverture de la Session extraordinaire de la Société Botanique de France à Tunis le . Bull. Soc. Bot. France, 56, p. X-XXI, 1909.
  • Note relative à la constitution d'un herbier. Bull. Soc. Hort. Tun., no 54. p. 188491, 1912.
  • Notes sur la flore tunisienne. Discours d'ouverture de la Session de Botanique. Assoc. Franc. Avanc. Sci. p. 282-293, 1913.
  • Les plantes médicinales croissant en Tunisie. Bull. Soc. Hort. Tun., no 82, p., 186-189, 1914.
  • À propos de divers cas de fasciation. I.. Sur un Bellombra (Phytolacca dioica). Rev. Tun., 21 (106), p. 396-398, 1914.
  • Notes sur les tulipes de Tunisie. Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. N., Algérie, 10, p. 35-37, 1919.
  • Les plantes médicinales de la Tunisie (en collaboration avec MM. Luciani et Guillochon) Off. Nat. Mat. P., 1920.
  • Hypothèse relative à la place des Monocotylédones dans la classification naturelle. Bull. Soc. Bot. France, 79, p. 365-393, 1932.
  • Le Phyllome et son rôle dans l'architecture des végétaux, Ibid., 85, p. 698-718, 1938.
  • Du passage chez le Nerium Oleander de l'opposition foliaire binaire au verticille trimère. lbid., 87, p. 134-136, 1940.
  • À propos du calice de la rose. Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. N., Algérie, 32, p. 159-163, 1941.
  • Sur la phyllotaxie de quelques Solanacées. Ibid., 33, p. 104-109, 1942.
  • De quelques particularités de la ramification chez les Boraginacées. Ibid., 33, p. 183-189, 1942.
  • Premières recherches expérimentales sur le Phyllome. Bull. Soc. Bot.France, 89, p. 47-53, 1942.
  • Hypothèse et théorie du « Phyllome ». Bull. Soc. Hist. Nat. Afr. N., Algérie, 34, p. 168-178, 1943; 35, p. 86-93, 1944.
  • Quelques remarques sur la phyllotaxie des Géraniacées. Ibid, 35, p. 94-100, 1944;
  • Anisophyllie et diphyllomie. Bull. Soc. Bot. France., 93, p. 349-352, 1946.
  • Remarques sur la diversité des fonctions du tissu médullaire. Ibid., 94, p. 276-279, 1947.
  • Sur les spirales génératrices de la tige. C.R. Acad. Sci., 224 p. 358-359, 1947.
  • Le sommet végétatif du Mesembryanthemum edule. Rev. Scientif., 87, p. 288-290, 1948.
  • Que signifient, au point de vue phyllotaxique, les séries spiralées de cicatrices que laissent après leur chute ou leur section les feuilles des palmiers ? Trav. Botan. dédiés à R. Maire, p. 57-60, 1949.
  • Stapéliées nord-africaines (en collaboration avec Mme Pottier-Alapetite). Bull. Soc. Sci. Nat. Tun., 2 (1), p. 53-56, 1949.
  • Sur la phillotaxie du capitule des Composées. Bull. Soc. Bot. France., 98, p. 24-27, 1951.
  • Du rôle de la feuille dans l'édification de la tige. Bull. Soc. Sci. Nat. Tun., 4 (1-4), , p. 3-15, 1951.

Il est l'auteur de deux taxons :

Pour en savoir plus

Notes et références

Liens externes

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