Auguste Dorchain
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| Président Société des poètes français |
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Cimetière du Père-Lachaise (depuis le ) |
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| Distinctions | Liste détaillée Prix Montyon () Prix Archon-Despérouses () Chevalier de la Légion d'honneur () Officier de la Légion d'honneur () Prix Lasserre (littérature) (d) () |
Auguste Dorchain, né à Cambrai le et mort à Paris le , est un écrivain et poète français.
Son père est négociant à Elbeuf[1]. Il décède lorsque Auguste a 3 ans et sa mère se remarie rapidement[1] En 1865, Auguste Dorchain entre au Lycée impérial de Rouen (futur lycée Corneille)[1]. Le proviseur lui dit : « Sois fier, mon petit. Ne sais-tu pas que cette maison est le collège où autrefois Corneille fit ses études ? Le Grand Corneille, oui. Dans les classes où il travailla, tu travailleras, dans les cours où il a joué, tu joueras, et tu prieras le dimanche dans la vieille chapelle où il a prié. » Cette déclaration fait grande impression sur le jeune Dorchain.
En 1870, la famille se réfugie à Gand. En 1871, de retour à Rouen, il a comme professeur François Bouquet, un grand cornélien, auteur d'un ouvrage intitulé Les points obscurs et nouveaux de la vie de Corneille (1888). François Bouquet déclare à ses élèves : « Mes amis, quand vous ne m'aurez plus, vous continuerez, n'est-ce pas, de pratiquer et d'aimer Corneille. Il n'y pas de nourriture plus saine et plus forte. Promettez-moi de vous en souvenir. Et alors, vous qui êtes jeunes, vous ne voudrez pas rester plus longtemps des vauriens. » Auguste Dorchain conservera de ses études une admiration très grande pour Corneille. En 1918, il lui consacrera même une biographie.
Il vient à Paris faire son droit[2]. Mais, attiré par les lettres, il fréquente assidûment le Théâtre de l'Odéon, le Luxembourg, les cercles littéraires. Il envoie ses vers à La Plume, La Nouvelle Revue, L'Artiste. Tous ses vers sont acceptés. Il est remarqué par Sully Prudhomme et devient son disciple préféré ; il est également encouragé par François Coppée. En 1881, son premier recueil de poésies, La Jeunesse pensive, obtient un grand succès et l'ouvrage est couronné par l'Académie française[1]. Paul Porel, directeur de l'Odéon lui commande alors un poème pour le centenaire de ce théâtre[2]. Par la suite, il écrit, sur commande, des « à propos » pour les théâtres.
En 1894, il publie un recueil de poésies, Vers la lumière, qui lui vaut une récompense de l'Académie française et la Légion d'honneur[2].
Auguste Dorchain est aussi l'ami de l'organiste Charles-Marie Widor, avec lequel il a écrit plusieurs œuvres.
En 1908, il préface le recueil de poèmes d’Anne Barratin : Heures de brume.
Le , en traversant la rue Garancière, il est renversé par l'automobile d'un autre écrivain Jean Tharaud, qui sera acquitté pour cet accident[3]. Le lendemain, il meurt à l'hôpital des suites de ses blessures. De très nombreuses personnalités assistent à son enterrement, parmi lesquelles Paul Doumer, Paul Bourget, Fernand Gregh, Claude Farrère, Paul Fort, J.-H. Rosny aîné. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (81e division)[4],[5].
Récompenses et distinctions
- 1902 : Pour l'Amour reçoit le Prix Émile-Augier, attribué par l'Académie française pour récompenser une œuvre ayant trait à l'art dramatique[6].
Officier de la Légion d'honneur (1913)[7]- 1918 : Prix Lasserre (littérature)[8].
Ouvrages

- La Jeunesse pensive, préface de Sully Prudhomme (1881), prix Montyon en 1882
- L'Odéon et la Jeunesse, à propos en vers (1882)
- Alexandre Dumas, à propos en vers (1882)
- Conte d'Avril, comédie en vers en 4 actes (1885), prix Montyon en 1886
- Vers la lumière (1894), prix Archon-Despérouses[9]
- Rose d'automne, comédie en vers (1895)
- Maître Ambres, drame lyrique avec François Coppée (1896)
- Stances à Sainte-Beuve (1898)
- Ode à Michelet (1898)
- Un chant pour Léo Delibes (1899)
- Les Danses françaises, lues pour l'exposition universelle de 1900 (1900)
- Pour l'amour, drame en quatre actes et en vers (1901)
- L'Art des vers (1905)
- Pierre Corneille (1918)
Iconographie
- Joseph Carlier (1849-1927), sculpteur a également réalisé le buste du poète
- Philippe Besnard (1885-1971) a réalisé son buste