Auguste Dumont (écrivain belge)
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Auguste Dumont est un écrivain. Ce Franco-Belge a vécu principalement à Paris et est l’auteur de romans de mœurs naturalistes, de pamphlets et de satires et l’éditeur de journaux dans la même veine[1],[2]. Il avait pour cibles privilégiées les Jésuites et les francs-maçons.
Il est né à Namur (Belgique) le . Petit-fils de combattants français de l'armée révolutionnaire de Sambre-et-Meuse (1794-1797), il suit une carrière d'officier de 1867 à 1872, dans l'armée belge puis dans l'armée française :
Il a servi dans l'armée belge, et combattu à Mentana avec Garibaldi ; après la bataille de Sedan, il organisa une bande de francs-tireurs belges, avec laquelle il se jeta dans les Ardennes. Refoulé dans le nord, il entra comme lieutenant à l'armée du général Faidherbe. Blessé aux combats de Bapaume et de Saint-Quentin, il quitta l'armée française en 1872[3].
Il parcourt ensuite le monde :
Il voyagea, en visitant successivement l'Amérique, le Sénégal et les Indes ; [il revint] pauvre en France, sa patrie d'adoption[3].
Il se lance alors dans une double carrière journalistique et littéraire et publie de 1886 à 1907, sous son nom ou sous plusieurs pseudonymes, et dans des genres divers, où dominent romans et essais.
La date de son décès n'est pas connue, intervenue sans doute au début du XXe siècle (aucune parution n'est postérieure à 1907).
Publications
Sous le nom d’Auguste Dumont ou d’Auguste Dumont dit Martial d’Estoc
Comme journaliste
- Rédacteur en chef de Les Barbagnoches, grand journal satirique illustré, organe universel hebdomadaire[4], directeur-gérant Ferdinand Dijon, siège 28 rue de Navarin, Paris. Deux numéros parus : n° 1, ; n° 2, .
- Directeur de La Revue Gerson : organe de la réforme congréganiste, Paris, 6 rue de Savoie. Mensuel irrégulier, paru du n° 1, , au n° 7, [5] (sous-titre : « organe du Comité national des congréganistes républicains » du n° 4-5, août- au n° 6, ; titre du n° 7 : Revue Gerson du frère Malapion, et sous-titre : « spectroscopie congréganiste »).
- Les Ravachols de la loi, lettre à M. Ricard, ministre de la Justice de la République française[6], Paris, Imprimerie Troublé, 1892, rééd. Les Éditions du Net (impression à la demande).
- Le Pamphlet, journal hebdomadaire, Paris, 7 rue Princesse. Un seul numéro : n° 1, .
Romans
- Les Infâmes. Henri de La Varnière, grand roman réaliste, Paris, éd. Ferdinand Dijon, 1886.
- Les Cyniques. Zizi la Fourmi, roman humoristique, Paris, éd. L. Montenat, 1886.
- Le Dernier Sabbat, roman parisien[7], Paris, Jules Lévy éditeur, 1887.
- Le Cadavre, préface de Pierre de la Crosse, Paris, Jules Lévy éditeur, 1887.
- Monsieur le président, roman de mœurs, Paris, Jules Lévy éditeur, 1888.
- Le Fils du maître de forges. Avec préface de Pierre de la Crosse et propylées naturalistes de Martial d'Estoc, Paris, Édouard Dentu éditeur, 1888[8].
- La Légende de l'Étoile du sud. La Cartomancienne[9] et La Légende de l'Étoile du sud. Le Dompteur, Paris, Édouard Dentu éditeur, 1888 (un « virulent plaidoyer en 2 vol. contre la peine de mort », selon Angelo de Gubernatis[3]).
- Autour de la trahison. Le Dossier secret, roman symbolique, d’Édouard Guillemain et Auguste Dumont, Paris, Le Courrier littéraire de la presse, 1898.
Adaptation
- Les Tueurs de dieux, roman de l'abominable, adapté de William Shakespeare, Paris, Le Courrier littéraire de la presse, 1898.
Sous le seul nom de plume de d’Estoc ou Martial d'Estoc
Poème satirique
- D'Estoc, Comme quoi les Jésuites pourraient bien ne pas descendre du singe – Avis à Darwin[10], Librairie anti-cléricale, coll. Bibliothèque anti-cléricale, 1887.
Essais
- Les Chemins de fer, causes permanentes des catastrophes, dédié aux membres du conseil central de la Ligue de l'intérêt public[11], Paris, Auguste Dumont, 1889.
- Les Réquisitoires de l'histoire de France, 1600-1892 : les adultères royaux[12], Paris, Auguste Dumont, 1891, mis en ligne le 4 sur Google Livres[13].
- Le Génie de la guerre : le développement, les erreurs et la logique de la guerre, Paris, Auguste Dumont, 1892 (commenté dans une revue militaire américaine en 1892[14]).
- De mon grenier. Le péril maçonnique, l'alliance judéo-protestante, Paris, Le Courrier littéraire de la presse (48 rue Mazarine), 1899.
- 2e entretien de mon grenier. (Le péril maçonnique) La franc-maçonnerie est une société politique internationale secrète, preuves historiques et documentaires, Paris, Le Courrier littéraire de la presse, 1899.
- La Franc-maçonnerie, sa politique et son œuvre. Partie historique et Partie documentaire, 2 vol., Paris, Le Courrier littéraire de la presse, 1899 (compte rendu critique dans le Mercure de France en 1900[15]), édition définitive titrée La Franc-maçonnerie, ses origines, son histoire, ses rites, sa politique et son œuvre, 2 vol., Paris, Le Courrier littéraire de la presse, 1901.
- Nouvelles chroniques de l’Œil-de-bœuf : Paris-Éros. Première série, Les maquerelles inédites[16],[17] et Nouvelles chroniques de l’Œil-de-bœuf : Paris-Éros. Deuxième série[18],[19], Les métalliques, illustrations de Gaston Noury, Paris, Le Courrier littéraire de la presse, 1903, rééd. Hachette Livre et BnF, 2023 (impression à la demande). Un des fondateurs de la sexologie et psychanalyste, Iwan Bloch cite à plusieurs reprises et ouvrage, comme source bien informée de la vie sexuelle à Paris, dans son traité Das Sexualleben unserer Zeit in seinen Beziehungen zur modernen Kultur, Berlin, 1907[20], trad. en anglais sous le titre The Sexual Life of our Time in its Relations to Modern Civilization, Londres, 1909[21].
- Les propos de Lucius : I. Leur dernier crime. II. L'inquisition maçonnique. La marche à la mort. III. La fin, Paris, Le Courrier littéraire de la presse, 1907.
Romans
- Les Offs, roman de mœurs militaires[22], Paris, Auguste Dumont, 1891[23] (« Ce livre, très virulent contre le militarisme et rapportant des faits vrais, a le défaut d'être trop roman feuilleton »[24]), mis en ligne le sur Google Livres[25].
- L'Homme fatal, roman inédit, Charleroi, M. Hubert, 1896[26].
- Les Dossiers congréganistes. La morale de ces Messieurs, roman psychologique de mœurs congréganistes, Paris, Chamuel, 1902.
Sous le pseudonyme d’« Un Ex-Officier »
Essai
- Un ex-officier, Piège au Nord : Germanisation de la Belgique. L'Allemagne et la France en présence[27], Paris, Édouard Dentu éditeur, 1888.
Sous le pseudonyme collectif de Comité congréganiste Le Franc de Taviers
Essais
- Les Réquisitoires. Les Jésuites rouges de la franc-maçonnerie, Paris, La Prime universelle, 1894.
- Frère Malapion ou les Frères congréganistes sous la IIIe République. L'Histoire d'un livre [Les Jésuites rouges de la franc-maçonnerie] et la franc-maçonnerie, Paris, éd. La Revue Gerson, 1895.
Notes et références
- ↑ « Notice de personne d’Auguste Dumont (1843-19..) », sur catalogue.bnf.fr (consulté le )
- ↑ « Auguste Dumont (1843-19..) - Toutes ses œuvres », sur data.bnf.fr (consulté le )
- 1 2 3 Angelo de Gubernatis, Dictionnaire international des écrivains du jour, 2e section de Comes à Le Loup, Florence, Louis Niccolai éditeur-imprimeur, (lire en ligne), p. 870-871
- ↑ « Notice de Les Barbagnoches », sur catalogue.bnf.fr (consulté le )
- ↑ « La Revue Gerson [6 numéros] », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
- ↑ « Lettre [ouverte] », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
- ↑ « Le Dernier Sabbat », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
- ↑ Daniel Jordell, Catalogue général de la librairie française, continuation de l’ouvrage d’Otto Lorenz, t. XII 1886-1890, A-H, Paris, Per Lamm (Librairie Nilsson), (lire en ligne), p. 354
- ↑ « La Légende de l'Étoile du sud. La Cartomancienne », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
- ↑ « Comme quoi les Jésuites pourraient bien ne pas descendre du singe... », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
- ↑ Bibliothèque nationale, Bulletin des récentes publications françaises, Paris, Librairie Honoré Champion, (lire en ligne), p. 432
- ↑ X., « Les Adultères royaux, par Martial d'Estoc (Auguste Dumont, éditeur) », L'Art social, no 2, , p. 48Compte rendu figurant au sommaire de ce numéro de revue sur petitesrevues.blogspot.com (consulté le 6 octobre 2025).
- ↑ Martial d'Estoc, Les Réquisitoires de l'histoire de France, 1600-1892 : les adultères royaux, Paris, Auguste Dumont, , 332 p. (lire en ligne)
- ↑ (en-US) Edward Shippen, « Among Our Contemporaries », The United Service, a Monthly Review of Military and Naval Affairs, Philadelphie, L. R. Hamersly & Co., vol. VIII, , p. 294-295 (lire en ligne)
- ↑ Jacques Brieu, « Revue du mois : ésotérisme et spiritisme », Mercure de France, Paris, vol. 34, mai 1900 (réimpr. 1967), p. 509-510 (lire en ligne)
- ↑ « Paris-Éros. Première série », sur wikisource.org (consulté le )
- ↑ « Paris-Éros. Première série », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
- ↑ « Paris-Éros. Deuxième série », sur wikisource.org (consulté le )
- ↑ « Paris-Éros. Deuxième série », sur gallica.bnf.fr (consulté le )
- ↑ (de) Iwan Bloch, Das Sexualleben unserer Zeit in seinen Beziehungen zur modernen Kultur (La Vie sexuelle de notre temps et sa relation avec la culture moderne), Berlin, Louis Marcus Verlagsbuchhandlung, , 898 p. (lire en ligne), p. 526, 575 (n. 50), 586, 587 (n. 63), 645, 691, 702, 717
- ↑ (en) Iwan Bloch (trad. Eden Paul), The Sexual Life of our Time in its Relations to Modern Civilization, Londres, Rebman Ltd, , 816 p. (lire en ligne), p. 475, 519 (n. 4), 529, 530 (n. 2), 586, 629, 640, 654
- ↑ René-Pierre Colin, « L’institutionnel et le culturel », dans Zola, renégats et alliés, Lyon, Presses universitaires de Lyon, (lire en ligne), § 59-60
- ↑ (de) Alfred Götze, « Kritik: Französische Litteratur », Die Gesellschaft, Monatschrift für Litteratur, Kunst und Sozialpolitik, Leipzig, Verlag von Wilhelm Friedrich, vol. VII, no 7, , p. 986-987 (lire en ligne)
- ↑ Augustin Hamon, La France sociale et politique (1891), Paris, Albert Savine éditeur, (lire en ligne), p. 425
- ↑ Martial d'Estoc, Les Offs, roman de mœurs militaires, Paris, Auguste Dumont, , 356 p. (lire en ligne)
- ↑ Daniel Jordell, Catalogue général de la librairie française, continuation de l’ouvrage d’Otto Lorenz, t. XIV 1891-1899, A-H, Paris, Per Lamm (Librairie Nilsson), (lire en ligne), p. 682
- ↑ « Germanisation de la Belgique... », sur gallica.bnf.fr (consulté le )