Auguste Lustig
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(à 54 ans) |
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Auguste Lustig, né le à Hartmannswiller, mort le , était un poète et un écrivain de pièces de théâtre en langue alsacienne[1].
Son père, Nicolas Lustig, était un tisserand. Sa mère s'appelait Anne Marie Brayer.
En 1844, alors qu'Auguste Lustig est âgé de quatre ans, sa famille s'installe à Mulhouse. À l'âge de douze ans, Auguste Lustig commence à travailler dans l'entreprise Thierry Mieg & Cie comme apprenti. Le moment venu, il fait son service militaire dans le 3e Régiment de Lanciers. Par chance, il a la possibilité de passer son service dans la musique, car la vie militaire ne lui convient guère. C'est un artiste, plus porté vers la musique, la poésie, l'amour de la nature...
Vie à Mulhouse
Après sept ans de service militaire, il rentre enfin à Mulhouse. Il commence alors à écrire des poèmes en français et en allemand.
Il exerce le métier de retoucheur chez le photographe mulhousien Kohler-Dietz. À 27 ans, il épouse Sophie Émilie Thys ; de leur union naît une fille. La famille habite dans la Cité (un quartier ouvrier de Mulhouse), Auguste Lustig y mène une vie tranquille avec sa femme et sa fille. Ses poésies sont pleines d'humour, pourtant c'est un homme plutôt effacé et discret, qui mène la vie d'un modeste travailleur, trouvant son bonheur auprès de sa famille et lors de promenades dans la nature. Il est tourmenté par des problèmes de santé : il a de l'asthme, malgré les soins, la maladie l'affaiblit progressivement.
Le poète et l'écrivain de pièces de théâtre
En 1870, l'Alsace devient allemande. En lui, comme pour beaucoup d'Alsaciens à cette époque, s'éveille le sentiment d'identité alsacienne. Dès lors, il écrira des poèmes en alsacien.
En 1875, à l'âge de 35 ans, il publie un livre en dialecte mulhousien : Luschtige Milhüserditsche Vars (« Vers amusants en alsacien de Mulhouse »). Puis trois autres livres de poésies sont publiés.
En 1879, au Cercle Mulhousien, un théâtre de la Cité à l'époque, est jouée sa première pièce de théâtre : Drei schwarze Liebschafte (« Trois relations amoureuses noires »), elle a beaucoup de succès.
En tout, Auguste Lustig écrit 25 pièces de théâtre en alsacien.
Fin de sa vie

En 1889, il est très affecté par une grippe. Affaibli et épuisé, il doit arrêter de travailler. Il décède le ; pour lui, c'est une délivrance.
Un groupe de ses amis réédite ses œuvres complètes dans un tirage de luxe. En 1896 sont édités deux livres, aux éditions J. Brinkmann à Mulhouse : A. Lustig's sämtliche Werke (Œuvres complètes d'A. Lustig)
- Erster Band - Gedichte (Premier tome - Poésies)
- Zweiter Band - Theater (Second tome - Théâtre)
Par la suite, ils seront réédités à plusieurs reprises.
Ses amis érigent aussi une stèle sur sa tombe, au cimetière de Mulhouse. Elle porte comme inscription une de ses poésies, où il décrit comme la vie lui est devenue pesante[2] :
Dr einzig Wunsch, wo-n-i noch hätt, |
Le seul vœu que j'aurais encore, |
Une rue de Mulhouse porte son nom, ainsi qu'une rue de son village natal, Hartmannswiller.