Auguste Roure
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Avignon
Avignon
| Naissance | Avignon |
|---|---|
| Décès |
(à 58 ans) Avignon |
| Nom de naissance |
Auguste Louis Marius Roure |
| Nationalité | |
| Activités |
Peintre |
| Autres activités |
Professeur en ornement, graveur, lithographe |
| Formation | |
| Maître | |
| Mouvement |
Auguste Louis Roure, né le à Avignon où il est mort le [1], est un peintre français rattaché à la Nouvelle école d'Avignon[2]. Il est principalement connu pour ses paysages de Provence, en particulier des garrigues et des environs d’Avignon, ce qui lui vaut l'appellation de « peintre des garrigues »[3],[4],[5].
Auguste Roure naît à Avignon dans une famille modeste. La mort de son père le contraint à entrer comme apprenti graveur et lithographe dans une imprimerie où il révèle ses talents artistiques. Cette activité artisanale nourrit profondément sa pratique du dessin et du trait, lui conférant une rigueur et une précision qui marqueront durablement sa peinture[5]. Son frère aîné le fait admettre à l'École des beaux-arts d'Avignon[6]. Là, il côtoie plusieurs artistes appelés à jouer un rôle important dans la peinture méridionale, notamment Jean-Pierre Gras, René Seyssaud et Auguste Chabaud. Le directeur et fondateur Pierre Grivolas forme cette nouvelle génération d’artistes régionaux, appelée la Nouvelle école d'Avignon, mouvement artistique qui cherche à s'éloigner de l'académisme pour privilégier une observation plus directe et plus sensible de la nature[5].
Ce dernier va rapidement nommer Auguste Roure professeur d'ornement en [2],[3],[4],[5]. Cette promotion permet au jeune homme de pouvoir se marier et de quitter l'imprimerie. Pouvant désormais vivre de sa peinture, il parcourut le Vaucluse à bicyclette durant ses loisirs, chevalet sur le dos, développant ainsi cette pratique centrée sur l’observation directe de la nature. C'est au cours de ces excursions qu'il peint sa toile Le Ventoux vu des hauteurs de Malaucène, aujourd'hui conservée au palais du Roure à Avignon. Quand il quitte les garrigues, il rejoint la côte varoise et le bord de mer qui deviennent ainsi ses deux autres thèmes picturaux privilégiés. Il reste toute sa vie profondément attaché à sa région natale, dont il fait son principal sujet d’étude[3],[6].
Très attaché à sa ville natale, il y mène l'essentiel de sa carrière. En , il installe une maison-atelier-galerie au chemin de Bonaventure, où il expose régulièrement ses toiles. Il meurt à Avignon en .
Œuvre
Auguste Roure est principalement un peintre de paysages. Son travail se concentre sur les environs d’Avignon et plus largement sur la Provence méditerranéenne. Il représente notamment :
- les garrigues et les chemins ruraux (Les Angles, Pujaut, Villes-sur-Auzon)
- les paysages du Rhône, notamment l’île de la Barthelasse
- les côtes méditerranéennes (Cassis, Porquerolles, presqu’île de Giens)
- les reliefs du Vaucluse, dont le mont Ventoux[3],[4],[5].
Peignant fréquemment sur le motif, il cherche à restituer les effets de lumière caractéristiques du sud de la France. Sa peinture se distingue par une matière épaisse et une touche expressive, souvent décrite comme « robuste » et « généreuse ». Son attachement à ces paysages minéraux, composés de routes blanches, de collines arides et de rochers, a conduit ses contemporains à le qualifier de « peintre des garrigues »[3],[4],[5].

L’œuvre de Roure s’inscrit dans une tradition postimpressionniste régionale. Elle accorde une importance particulière à la lumière, à la couleur et à la matière picturale. Son approche privilégie une interprétation sensible du paysage plutôt qu’une représentation strictement descriptive[3],[4].
Carrière et expositions
Le peintre expose à partir du début du siècle, notamment au Salon des Indépendants à Paris dès . Il présente également ses œuvres dans plusieurs villes françaises et européennes, telles que Marseille, Lyon, Genève et Londres. Bien qu’inscrit dans des circuits artistiques plus larges, il demeure fortement ancré dans la scène artistique provençale. Il expose également à la galerie Roche de Marseille et dans les Salons parisiens[7],[5].