Augustin-Félix Fortin
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Biographie
Fils de Pierre Jacques Fortin et de Victoire Lecomte, Augustin Félix Fortin est élève auprès de son oncle Félix Lecomte[1]. Il remporte le deuxième prix de Rome en 1782 pour une Parabole du Samaritain, et le premier prix en 1783 pour une Mort ressuscité par l'attouchement des os du prophète Élisée. Il séjourne à Rome de 1783 à 1787[1].
Le Salon des artistes français de 1798 mentionne deux tableaux (Tête d'étude représentant un Juge, et Une femme endormie) et deux dessins "à l'encre de la Chine" (L'exercice du javelot dans une fête domestique, chez les Lacédémoniens, et Un père distribuant des couronnes à ses enfans après leurs exercices) exposés chez Arthur, le fabricant de papiers peints[2].
Pour commémorer la mort en 1808, à Malte, de Louis-Charles d’Orléans, comte de Beaujolais et frère du futur roi Louis-Philippe 1er, il sculpte en 1819 un bas-relief en marbre blanc de Carrare conservé à Malte dans la chapelle de la Langue de France, co-cathédrale Saint-Jean de La Valette[3].
Il travaille au Panthéon[4] et au palais du Louvre[5] en 1809[1]. Il collabore également à la colonne de la Grande Armée[6] et à l’arc de Triomphe du Carrousel.
Il décore plusieurs fontaines publiques, en particulier la fontaine de la Charité, dont le bas-relief éponyme central a été remonté au 48, rue de Sévigné à Paris, face au musée Carnavalet[7],[8]. Il collabore avec l'architecte néoclassique Charles Percier pour le décor de la fontaine Desaix en 1802, ainsi que pour l'arc de Triomphe du Carrousel en 1806.
Sa fille unique, Félicie Augustine (1825-1852) épouse le 28/08/1843 François Augustin Bridoux, prix de Rome en 1834.[réf. nécessaire]
Galerie
- Œuvres d'Augustin-Félix Fortin
- Fontaine Desaix (1802), Paris, place Dauphine, détail d'une photographie de Charles Marville (1865).
- Les deux Brutus survolés par la Renommée (1793), Paris, collection Prat.
- Les armées de l’empire, accompagnées des muses de l’histoire et des sciences (1809), Paris, palais du Louvre.