Augustin-Jean Malassis
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Famille | |
| Conjoint |
Anne-Antoinette Marie (d) |
| Enfant |
Rosalie-Anne Malassis (d) |
| Parentèle |
Jean-Pierre Malassis (d) (grand-père) Romain Malassis (cousin) Auguste Poulet-Malassis Camille Mellinet (petit-fils) Émile Mellinet (petit-fils) |
Augustin-Jean Malassis, sieur des Brosses, né en 1743[1] à Bernay (Eure) et mort le à Nantes[2], est un imprimeur-libraire et un homme de presse français, établi à Nantes, actif avant et pendant la Révolution française.
Famille
Membre de la grande famille d'imprimeurs-libraires Malassis, originaire de Rouen[3], Augustin-Jean Malassis est le fils de Jean-Louis Malassis, sieur des Brosses, imprimeur au Mans et au Grand-Pontneuf, et de Marie-Anne Potier.
Il épouse, le à Nantes, Anne-Antoinette Marie, fille du maître libraire et imprimeur Antoine Marie, dont il a deux filles :
- Anne-Sophie (1769-)[2] ;
- Rosalie-Anne (1774-). Celle-ci épouse en 1794 le général Anne François Mellinet[4], dont elle a deux fils qui se feront connaître : l'imprimeur-éditeur Camille Mellinet (1795) et le général Émile Mellinet (1798).
Carrière
Augustin-Jean Malassis apprend la profession de typographe, travaille chez son oncle François-Augustin Malassis à Alençon comme compagnon pendant cinq années, puis chez Jean-Baptiste Leconte à Saint-Malo. Installé à Nantes en 1765, rue et hôtel de Briord puis place du Pilori, il devient imprimeur de l'Évêché, de la Ville, du Présidial et de la Police de Nantes en 1778.
C’est surtout à partir de la Révolution qu’il joue un rôle important, sans se faire élire à des fonctions officielles. En 1789, il fait partie des gens qui accompagnent les députés de Loire-Inférieure élus aux États généraux. Dès le , il lance une publication, le Bulletin des États généraux, destinée à informer les électeurs nantais des événements parisiens. Ce journal change de titre le , devenant le Journal de correspondance de Paris à Nantes[5]. Il dure jusqu’au : la publication est interrompue en raison du vote de la loi des suspects, qui rend sa poursuite dangereuse.
Il devient imprimeur du département de Loire-Inférieure et de la municipalité de Nantes en 1790, des Sociétés des amis de la Constitution en 1791, de la Société populaire en 1792, des représentants du peuple en 1793, des administrations de la ville de Nantes en 1796 et du tribunal criminel de Nantes en 1797.
Le , il lance un nouvel organe, le Journal de Nantes et du département de la Loire-Inférieure[6], dont le rédacteur est un avocat, Villenave. Il paraît d’abord tous les deux jours puis tous les jours.
À sa mort, peu après, Anne-Antoinette prend la direction de l’entreprise, devenant imprimeur de la municipalité, du département, des administrations et tribunaux de Nantes.