Le militant et l'instituteur sous le Second Empire
Né en 1825, Augustin Verdure devient vite instituteur et dans le même temps s'investit pleinement dans le militantisme républicain principalement dans la ville de Saint-Folquin (Pas-de-Calais) et dans sa région[2]. Pour ses idées, il est révoqué de son travail par l'administration du Second Empire mais continue son activité en venant à Paris où il devient comptable puis caissier du journal d'Henri RochefortLa Marseillaise dans lequel il écrit notamment des articles en faveur des droits des femmes. Ayant adhéré à l'Association internationale des travailleurs (AIT), il milite dans les clubs et devient le président d'une loge franc-maçonne. Il vit, avec sa femme Caroline, en charge d'un orphelinat et leur fille Maria Verdure au 8 rue Sainte-Marie-du-Temple[3]. En 1869, il soutient la candidature de Rochefort au sein des comités électoraux.
Durant la Commune de Paris
Le , il est élu au Conseil de la Commune par le XIe arrondissement; il siège à la commission de l'Enseignement. Il vote pour la création du Comité de Salut public. Pendant la Semaine sanglante il est arrêté et passe, le , devant le 3ème conseil de guerre. Défendu par Charles Élie Ducoudray, son gendre, qui s'y présente alors comme «ami de l'accusé Verdure et autorisé à le défendre[4]». Sa demande d'ouvrir une école est refusée par l'administration pénitentiaire.
En déportation
Condamné à la déportation au bagne de Nouvelle-Calédonie, il fait un voyage de 5 mois à bord de La Guerrière[5] avant d'arriver le sur l'archipel. Très souffrant moralement, sans nouvelle de sa famille, et très affaibli, il meurt de maladie le .
↑Procès des membres de la Commune: Compte rendu "in extenso" des débats du conseil de guerre... Avec les portraits des accusés, De Laporte, (lire en ligne)
↑«Journée politique», Le Rappel, , page 3 (lire en ligne)