Augustus Saint-Gaudens

From Wikipedia, the free encyclopedia

Augustus Saint-Gaudens
Kenyon Cox, Portrait d’Augustus Saint-Gaudens (1908), New York, Metropolitan Museum of Art.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activité
Fratrie
Louis Saint-Gaudens (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Augusta Saint-Gaudens (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Homer Saint-Gaudens (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Maître
Élève
Œuvres principales
Abraham Lincoln: The Head of State (d), Diana (d), James Garfield Memorial (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Augustus Saint-Gaudens, né à Dublin le et mort à Cornish dans l'État du New Hampshire le , est un sculpteur et médailleur américain d'origine franco-irlandaise.

Jeunesse et formation

Maison familiale de l'artiste à Aspet.

Augustus Saint-Gaudens est d’origine française par son père, Bernard Paul Ernest Saint-Gaudens, qui était cordonnier à Aspet tandis que sa mère, Mary McGuiness, était irlandaise. La famille Saint-Gaudens part pour les États-Unis, arrivée à Boston dans le Massachusetts, elle décide de s'installer à New-York, Augustus Saint-Gaudens est âgé de 6 mois[1],[2],

Apprentissage

Il devient apprenti chez Louis Avet, un graveur de camées, en prenant des cours d’art auprès de Daniel Huntington et d'Emanuel Leutze à la Cooper Union. Il quitte Avet pour être employé par Jules LeBrethon, lui aussi graveur de camées. Parallèlement, il suit des cours de dessin, le soir à la National Academy of Design[1],[2].

Il se souviendra de son origine française en nommant sa maison du New Hampshire Aspet[1].

L'école des Beaux Arts

En 1867, son premier apprentissage terminé, son père lui propose de se rendre à l'Exposition universelle de 1867 qui se tient à Paris, ville qui est considérée à l'époque comme capitale des arts. Il en profite pour s'inscrire à l'école des Beaux-arts de Paris où il suit les cours de François Jouffroy[1],[2].

Premières commandes

En 1870, en pleine guerre franco-allemande, il quitte Paris pour Rome afin de se mettre à l'abri du conflit. Arrivé à Rome, il y étudie l’art et l’architecture[1].

Hiawatha statue de Augustus Saint Gaudens

Là, il travaille sur ses premières commandes Hiawatha en 1872, sa première commande importante est Silence en 1874 pour une loge maçonnique de New York[1].

Il y rencontre une étudiante américaine de l’art, Augusta Fisher Homer, c'est le début de leur amour[1].

Carrière

En 1875, peu de temps après la mort de sa mère, Augustus Saint-Gaudens part pour New York, il cherche du travail, grâce aux recommandations de John Quincy Adams Ward il est engagé pour réaliser une statue pour célébrer la mémoire de David Farragut, premier amiral de l'US Navy. Le contrat est signé en 1877, ce qui lui permet de pouvoir épouser Augusta Fisher Homer, la cérémonie est célébrée le , le couple part pour paris[1].

L'amiral Farragut

En 1878, les architectes Stanford White et Charles Follen McKim lui rendent visite afin d'échanger sur la possibilité d'installer un mémorial à l'amiral Farragut à Paris[1],[2].

En 1880, il présente une statue de plâtre de la Statue of David Farragut (New York City) (en) à une exposition avec des médaillons réalisés par ses amis William Gedney Bunce, George W. Maynard (en), Francis Davis Millet et William Lamb Picknell[2],[1].

Le monument est inauguré au Madison Square Park de New York le .. Le socle de la statue est de Stanford White. Le monument est placé sur le côté ouest face à la Cinquième Avenue. Au début du XXème siècle, le monument est déplacé au nord du Madison Square Park et sur un nouveau piédestal de granit qui est maintenant exposé au Saint-Gaudens National Historical Park[2],[1].

À la gloire des héros de la guerre de Sécession,

William Tecumseh Sherman Monument par Augustus Saint-Gaudens

À la suite de ce monument Augustus Saint-Gaudens reçoit des nouvelles commandes pour réaliser des monuments à la gloire des héros de la guerre de Sécession, comme le Lincoln Monument (1887) érigé dans le Lincoln Park de Chicago et le Monument au général Logan (en) (1897) sur l'avenue Michigan à Chicago, le Robert Gould Shaw Memorial de Boston (1897), et enfin la statue équestre le William Tecumseh Sherman (Saint-Gaudens) (en) achevée en 1902 et inaugurée en sur le carrefour de la Cinquième Avenue et de la 59e Rue de New York, lors du Memorial Day avec la collaboration de Charles Follen McKim commande émanant de la Chamber of Commerce of the State of New York (en)[1],[2].

Le discours d'inauguration de la statue équestre du général Sherman est prononcé par Joseph H. Choate Jr. (en) et fait l'objet d'un article élogieux du New-York Tribune, disant que cette statue n'a rien à envier aux illustres statues équestres de tous les temps[2],[1].

The Puritan, statue réalisée par Augustus Saint Gaudens

Chester W. Chapin, président de la Boston and Albany Railroad (en), commande à Augustus Saint-Gaudens une statue titrée The Puritan (statue) (en) en mémoire de son ancêtre le diacre Samuel Chapin (en), l'un des fondateurs de la ville de Springfield[1].

Nouvelles commandes

En 1892-1894, il achève Diana (Saint-Gaudens) (en) une œuvre commandée par Stanford White, la seconde version est installée au sommet de la tour du Madison Square Garden. Statue dont la nudité scandalise les ligues de puritains, Le modèle est Davida J. Clark, maîtresse d'Augustus Saint-Gaudens[1].

Un descendant de l'historien Henry Adams lui commande la réalisation d'un mémorial, le Adams Memorial (Saint-Gaudens) (en) au Rock Creek Cemetery (en) de Washington, pour honorer la mémoire de Marian Hooper Adams, l'épouse de Henry Adams[1].

L'Art Students League of New York

Riche de son expérience européenne Augustus Saint-Gaudens enseigne à Art Students League of New York[1].

Le maitre du bas relief

Bas relief de Robert Louis Stevenson par Augustus Saint-Gaudens.

Il devient également le premier américain à maitriser les portraits en bas-relief, ainsi quand de 1887 à 1888, il sculpte le buste de Sherman, en même temps il réalise un portrait de Robert Louis Stevenson en bas relief[1].

Fin de vie

En 1900, les médecins lui annoncent qu'il souffre d'un cancer, il quitte la France pour retourner aux États-Unis. Malgré la maladie, Augustus Saint-Gaudens continue son travail de sculpteur et de médailleur, durant sa fin de vie, il a le soutien du président Theodore Roosevelt[1].

Honneurs et distinctions

Membre de l'International Society of Sculptors, Painters and Gravers[3],

Il est l’un des sept membres fondateurs de l’Académie américaine des arts et des lettres à sa fondation en 1904[4].

Il est membre des Tilers, un groupe d’artistes et d’écrivains new-yorkais de premier plan, auquel appartenaient également Winslow Homer et William Merritt Chase. Il est également membre du Salmagundi Club new-yorkais.

Il dessine la pièce d'or de 20 dollars, dite Saint-Gaudens Double Eagle, en 1905-1907.

Notes et références

Pour en savoir plus

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI