Aujeurres

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Aujeurres
Aujeurres
La place du village avec la fontaine de la Peûte Bête, le lavoir, l'église et le monument aux morts.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Langres
Intercommunalité Communauté de communes d'Auberive Vingeanne et Montsaugeonnais
Maire
Mandat
Anita Bourrier
2020-2026
Code postal 52190
Code commune 52027
Démographie
Gentilé Aujeurrois
Population
municipale
73 hab. (2023 en évolution de −12,05 % par rapport à 2017)
Densité 5,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 30″ nord, 5° 11′ 02″ est
Altitude Min. 408 m
Max. 509 m
Superficie 12,94 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Villegusien-le-Lac
Législatives Première circonscription
Localisation
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Aujeurres
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Aujeurres
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Aujeurres

Aujeurres est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne en région Grand Est.

Localisation

Aujeurres se situe à 20 km au sud-ouest de Langres et à 50 km au nord-ouest de Dijon.

Une partie du territoire d'Aujeurres est classée dans le cœur du nouveau Parc national consacré aux forêts feuillues de plaine.

Communes limitrophes d’Aujeurres
Auberive Aprey Villiers-lès-Aprey
Aujeurres Leuchey
Vaillant Vals-des-Tilles
Entrée du village.

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les régions hydrographiques « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » et le bassin versant de la Saône au sein respectivement du bassin Seine-Normandie et du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Elle est drainée par l'Aube et le ruisseau d'Anjeurres[1],[Carte 1].

L'Aube, d'une longueur de 249 km, prend sa source dans la commune d'Auberive et se jette dans la Seine à Marcilly-sur-Seine, après avoir traversé 82 communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Aujeurres[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 952 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Auberive à 10 km à vol d'oiseau[9], est de 9,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 943,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22,6 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Aujeurres est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13] et hors attraction des villes[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,1 %), terres arables (36,2 %), prairies (17,8 %), zones urbanisées (1,9 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est un ancien *Albiodurum devenu Algyorre, [aldjoure] avec l palatal, en 1186[17] ; attesté sous les formes Agyorria (1213) ; Algerre (1218) ; Aljotrum, prope Lingones (1204-1210 environ) ; Augerre (1226) ; Aujolria (1229) ; Augerra (1239) ; Aujorria (1268) ; Augeurre (1331) ; Aujorra (1334) ; Aujeurre (1464) ; Auljeurre (1566) ; Aujeure (1675) ; Aujeurre, seu Anjeurre (1696) ; Aujeur (XVIIIe siècle) ; Aujeurres (1889)[18].

Nom composé, à l'origine, avec en premier élément l'hydronyme pré-celtique albius et en seconde position durum, duron, duro, dans le sens originel de « portes » ou « marché »[19], précédé d’un -ó- de liaison accentué et diphtongué en eu[20] et qui a abouti à une terminaison en -orre, –eurre dans le Nord de la France.

« Aujeurres est sis sur les bords de l'Aujon, affluent de l’Aube », « porte de la (rivière) blanche ». Aujeurres est très proche de la source de l'Aube[Note 3].

Histoire

Fontaine de la "Peûte Bête"[21]

Inscrite sur l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques le , la fontaine se situe sur la place publique devant l'église. D'après les dessins de l'architecte langrois Onésime Luquet de 1836, elle devait être composée d'un bassin circulaire entouré d'un pavage et devait probablement comporter sur un socle en son centre, une figure à définir par l'architecte, jetant l'eau. Aujourd'hui, « La Peûte Bête » de la fontaine, dominée par l'église voisine semble craindre le St Georges de la chapelle du cimetière, elle représente un monstre ailé qui aurait fréquenté la région (peûte, féminin de peux, désigne ce qui est laid, repoussant ou malfaisant). Cette réalisation reste une image parlante du triomphe du christianisme sur le paganisme et les démons de nos terroirs. Une image sans doute choisie à dessein par l'architecte de la fontaine féru d'archéologie... et qui deviendra plus tard, évêque de Langres.

Depuis, une légende, bien connue des aujeurrois, vient contextualiser la réalisation de la fontaine.

En voici un extrait, tant narré par le local Jean Robinet :

«... Un jour, il y eut moins de loups, on ne sut d'abord pas pourquoi, mais bientôt on se rendit compte qu'il y avait pire et qu'un fabuleux animal, venu d'on ne sait où et jusqu'alors invisible, les effrayait eux-mêmes. Ils avaient été dévorés ou s'étaient enfuis vers d'autres climats. Alors on trembla davantage, car on ne savait à quel monstre on avait à faire. Il rugissait tantôt dans les bois de Forment, tantôt dans celui de Maigre-Fontaine, tantôt jusqu'au Mont Moyen, tantôt dans les gorges de la Vingeanne, tantôt au Mont Armet et même au Val des Frais... Cependant, les craquements dans les forêts, les rugissements eux-mêmes n'étaient pas le pire. Le plus effrayant était le ronflement entendu dans les airs car la bête volait aussi bien qu'elle marchait... On reconnaissait sur un pré les ossements d'un veau, une jeune fille était trouvée morte sur un sentier, ayant subi tous les outrages. La bête était avide de chair fraîche, faisait ses délices de celle des hommes et encore plus de celle des femmes... Les fermes isolées, la Salle, la Thuillière, Servin, la Dhuis et les autres ne cessaient de la redouter [...]. Jusqu’à Auberive, à l’ouest, jusqu’à Longeau de l’autre côté, l’air vibrait du grondement. A Aujeurres, Leuchey, Villiers, Aprey, Praslay, Musseau, Vaillant, les portes étaient cadenassées et l’on se demandait quel animal ou quel démon pouvait pousser de tels cris. Les chasseurs n’osaient pas se risquer, mais ils avaient leurs fusils chargés dans les maisons... »[réf. nécessaire].

Passé ferroviaire du village

Carte postale de la gare d'Aujeurres vers 1910.
Schéma de la ligne.

De 1883 à 1963, la commune d'Aujeurres a été traversée par la ligne de chemin de fer de Poinson - Beneuvre à Langres, qui, venant d'Aprey, contournait le village par le nord_ouest et se dirigeait vers Vaillant.
À une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.
À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée en 1963. Les rails ont été retirés. Quelques tronçons de l'ancienne ligne subsistent encore de nos jours utilisés comme sentier de randonnée ou chemin d'exploitation agricole.

Politique et administration

La mairie.
<centerLe monument aux morts.
Le clocher-tour de l'église.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Guy Durantet[22] DVD  
mars 2014 en cours Frédéric Pottier DVD Ingénieur

Politique environnementale

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24].

En 2023, la commune comptait 73 habitants[Note 4], en évolution de −12,05 % par rapport à 2017 (Haute-Marne : −4,16 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480323301347325360382367370
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
334312295261264343268254206
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
187193177158159147146145140
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1019910710894568810679
2014 2019 2023 - - - - - -
877373------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Économie

  • Exploitations agricoles, de nombreux corps de fermes de taille conséquente se trouvent isolés aux alentours du village (comme par exemple : la Salle, la Thuillière ou encore Servin).

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • L'église paroissiale Saint-Didier[27],[28].
  • Fontaine de la Peûte Bête[29].

Les lavoirs

Voir aussi

Notes et références

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