Aulus Manlius Torquatus Atticus
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Cet article est une ébauche concernant une personnalité de la Rome antique.
| Consul avec Caius Sempronius Blaesus (en) | |
|---|---|
| Sénateur romain | |
| Princeps senatus | |
| Censeur |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle | |
| Époque |
République romaine moyenne (d) |
| Activités | |
| Famille | |
| Père |
Titus Manlius Torquatus (d) |
| Mère | |
| Fratrie |
Titus Manlius Torquatus (d) |
| Gens | |
| Statut |
| Conflit |
|---|
Aulus Manlius Torquatus Atticus est un homme politique romain du IIIe siècle av. J.-C.
Nom
Le nom de famille Torquatus a été porté pour la première fois par l'ancêtre d'Atticus, Titus Manlius Imperiosus, en 361 après sa victoire contre un gaulois dans un combat singulier. Le torque du vaincu, récupéré comme trophée, est devenu un emblème de la famille[1]. Ses membres le représentaient avec orgueil sur les monnaies qu'ils frappaient. Imperiosus Torquatus est сonnu pour sa sévérité : il tua son propre fils après la désobéissance de celui-ci pendant une bataille[2],[3].
Le surnom Atticus est une référence à Attica et démontre qu'il a été influencé par le philhellénisme de plus en plus présent à Rome. Il a probablement atteint une bonne compétence en grec et l'a montré dans son nom[4]. Plusieurs autres hommes politiques éminents ont adopté le surnom grec pendant l'existence de la Moyenne République, par exemple Quintus Publilius Philo ou Quintus Marcius Philippus[5]. Le même surnom a été utilisé deux siècles plus tard par Titus Pomponius Atticus, ami de Cicéron, après sa résidence de longue durée à Athènes[6].
Famille
Atticus est le petit-fils de Titus Manlius Torquatus Atticus (consul en 299, décédé pendant sa magistrature). Son père et son frère ainé s'appellent également Titus Manlius Torquatus Atticus, tous deux ne sont pas connus, ainsi que le fils de ce frère, Titus Manlius Torquatus (consul en 235). Ce dernier est quasi contemporain de son oncle Atticus et, comme lui, il est deux fois consul en 235 et 224, censeur en 231 et finalement dictateur en 208.
Pline raconte qu'un consul prior nommé Aulus Torquatus est mort en mangeant un gâteau[7]. Il s'agit peut-être d'Atticus, mais Friedrich Münzer propose le consul de 164 lui aussi nommé Aulus Torquatus.
Cursus politique
- En 247, il est censeur.
- En 244, il est consul.
- En 241, il est consul pour la seconde fois. Il bat les Falisques qui se sont révoltés dans le Latium. Il confisque la moitié de leur territoire et détruit leur capitale Faléries. Ses habitants sont contraints de s'installer dans une nouvelle ville en plaine[8], ce qui lui rapporte un triomphe à Rome.
Premier consulat
Atticus a été élu consul pour la première fois en 244 avec Gaius Sempronius Blaesus, plébéien, qui avait déjà été consul en 253[9]. Atticus est désigné par Cassiodorus, qui s'est appuyé sur Tite-Live pour sa liste de consuls, en tant que consul prior[10],[11]. Marcus Fabius Buteo, qui a été consul l'année précédente avec Caius Atilius Bulbus, a pu jouer un certain rôle dans l'élection d'Atticus et Blaesius[12].
On ne sait rien sur leur activité en tant que consuls. Apparemment, ils faisaient leur service militaire en Sicile, où la plupart des opérations militaires de la première guerre punique avaient lieu cette année-là[13]. Les deux colonies de Brundisium et Fregenae ont été fondées pendant leur mandat[14],[15].
Second consulat
Atticus a été élu consul pour la deuxième fois en 241, aux côtés de Quintus Lutatius Catulus Cerco, un plébéien[16]. Ce dernier était le frère de Gaius Lutatius Catulus, qui a gagné la bataille des îles Égades le , juste avant la fin de son consulat le [17],[18]. Cassiodorus et Eutropius (qui se basaient sur Tite Live) rapportent que Cerco était consul prior et Atticus consul posterior, mais dans les Fastes capitolins Atticus est placé en première position[19],[20],[21]. Les Fastes ont été créés sous le règne d'Auguste par le collège des pontifes, dont les membres déplaçaient souvent leurs ancêtres à la première place pour renforcer le prestige de leur famille. Cette politique était soutenue par Auguste, qui essayait de contenter les familles des patriciens éminents, puisque le fait d'être élu prior faisait objet d'une grande fierté[22]. Sous Auguste, le pontife Aulus Manlius Torquatus a été responsable de la promotion d'Atticus dans les Fastes et de plusieurs autres membres de sa famille[23],[24].
D'après Zonaras, Catulus avait conclu un accord avec Hamilcar Barca juste après sa victoire, quelques jours avant la fin de son consulat. Il aurait ainsi pu être celui qui a mis fin à la guerre. Pourtant, Zonaras et Polybe ajoutent que « la population de Rome » a rejeté l'accord. Cerco, frère de Catulus et nouveau consul, a alors négocié des termes plus sévères pour Carthage[25],[26]. Adam Ziolkowski pense que l'opposition au premier accord venait de l'autre consul, Atticus, qui voulait continuer la guerre. Atticus dut céder et accepter la paix, mais il obtint de nouvelles conditions dans le nouvel accord[27],[28],[29]. Ce compromis fut probablement considéré comme trop indulgent envers Carthage par un groupe au sénat, c'est pourquoi Rome a récupéré la Sardaigne quelques années plus tard[30].
Le consulat de Cerco et d'Atticus a été marqué par les désastres naturels à Rome qui, d'après Orose, « ont presque détruit la ville »[31]. Orose indique que le fleuve Tibre a débordé en détruisant tous les bâtiments se trouvant sur la plaine. Cette inondation s'est avérée particulièrement dévastatrice parce qu'à cette époque la plupart des bâtiments étaient construits de bois et d'argile[32]. Un grand incendie a aussi ravagé le temple de Vesta et la majeure partie autour du forum. Le pontifex maximus Lucius Caecilius Metellus est presque mort dans sa tentative de sauver le palladium du temple en flammes[33].
D'après les auteurs anciens, les Falisques (peuple italique du sud de l'Étrurie) se sont révoltés pour profiter de la situation[34],[35],[36]. La vraie raison de cette révolte est peut-être l'expiration du traité de 50 ans conclu avec ce peuple en 293[37]. E.S. Staveley considère même que cette guerre faisait partie de la stratégie intentionnelle de Rome visant à renforcer son contrôle sur l’Étrurie. Il note que les censeurs de 241 ont construit la Via Aurelia, qui se dirigeait du nord de Rome vers Pise, et ont fondé des colonies dans les environs[38].
Notes et références
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