Automobiles Berliet

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Le nom Berliet est avant tout synonyme de camions. Si Berliet est surtout reconnu comme constructeur de véhicules industriels lourds, beaucoup ignorent que la firme lyonnaise, créée en 1901, a commencé son activité en produisant des automobiles. Cette production a duré jusqu’en 1939. Berliet a également produit des véhicules utilitaires légers durant cette période mais excepté durant la Première Guerre mondiale, cette production est toujours restée marginale.

La société Berliet, fondée en 1901 était, à l’origine, un fabricant d’automobiles. La diversification arrive en 1906 avec le premier autobus suivi, en 1910, du premier camion. Les véhicules utilitaires, dérivés ou non de modèles existants, ont toujours été marginaux chez Berliet bien que représentant souvent les 2/3 de la production nationale française d’utilitaires. C'est pendant la Première Guerre mondiale que Berliet va devenir un producteur important de camions, mobilisé pour soutenir l’effort de guerre et se fait remarquer dans cette activité. Dans la fin du conflit, faute de débouchés commerciaux, la quasi-totalité des usines Berliet sont réorientées vers l’automobile.

L’investissement est important mais la demande n’est pas au rendez-vous, et dès 1921, Berliet est placé sous administration judiciaire. Les banques prennent le relais jusqu’en 1929, année où le passif de Berliet est totalement apuré. Marius Berliet va pouvoir reprendre la direction de son entreprise mais les effets du krach boursier de 1929 se répercutent en France et l'entreprise Berliet plonge à nouveau dans d'énormes difficultés financières.

À cette époque, la gamme des automobiles Berliet va de la petite 8 CV Type VIL (de) à une grosse 22 CV. C’est bien la 8 CV qui est la plus demandée car elle remporte du succès. Berliet développe une évolution qui apparaît en 1932 : c’est la 944 pour 9 CV, 4 cylindres, 4 vitesses. Cette voiture est très appréciée de la clientèle, Berliet propose des choix techniques rares : boite de vitesses à quatre rapports, moteur avec soupapes et tête ou encore un circuit électrique sous 12 volts.

En fin d’année 1933, Berliet présente la 1144 qui dérive de la 944 équipée d'un châssis surbaissé et d’une direction à crémaillère, c’est ainsi qu’est née la Berliet Dauphine. En fait, Dauphine désigne une « carrosserie » qui sera aussi proposée sur la 944 et sur le modèle 14 Cv sur demande du client. Le timide succès de la Dauphine va mettre un terme aux carrosseries Coach et Roadster mais, à partir de 1935, elle va souffrir de la concurrence de la Citroën Traction de conception révolutionnaire. La Dauphine Berliet a bien du mal à soutenir la comparaison, notamment au niveau qualité-prix. La 11 CV Dauphine était vendue 24 330 Francs contre 22 500 Francs pour la Traction. L’année suivante, Peugeot lance la 402 avec une ligne futuriste, copiée de la Chrysler Airflow, à un prix à peine supérieur à la Traction. Marius Berliet comprend très vite qu’il n'est plus dans la course et recentre son activité vers la production d’utilitaires. Dès 1934, la Dauphine ne bénéficie plus d’aucune évolution jusqu’à l'arrêt de sa fabrication en 1938 après avoir produit environ 6 850 exemplaires seulement.

Avant de faire disparaître complètement son département automobiles, Berliet se donne une dernière chance en proposant, en 1939, la Dauphine Type VIRP 2, qui était en réalité une Peugeot 402 rebadgée équipée d'un moteur Berliet, un modèle qui n'aura aucun succès avec 200 exemplaires produits.

Les modèles automobiles Berliet

Références

Voir aussi

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