Autorité du fleuve Zambèze

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Création
TypeCorporation publique binationale
SiègeLusaka, Zambie
Autorité du fleuve Zambèze
Situation
Création
Type Corporation publique binationale
Siège Lusaka, Zambie
Langue Anglais

L'Autorité du fleuve Zambèze (en anglais Zambezi River Authority, ZRA) est une corporation publique détenue conjointement et à parts égales par les gouvernements de la Zambie et du Zimbabwe[1]. Elle est dirigée par un conseil de quatre personnes composé des ministres de l'Énergie et des Finances de chaque pays[2]. Sa fonction principale est d'exploiter et de maintenir le barrage de Kariba sur le fleuve Zambèze[3].

La ZRA a été établie le en tant que successeur de la Central African Power Corporation (CAPCO), qui gérait auparavant la production et la transmission d'énergie du barrage de Kariba[4],[5].

En 1987, la Loi sur l'Autorité du fleuve Zambèze (Zambezi River Authority Act) fut adoptée simultanément dans les deux États de Zambie et du Zimbabwe, dissolvant la CAPCO et la reconstituant sous le nom d'Autorité du fleuve Zambèze[4]. La CAPCO fut dépossédée de ses actifs de production d'électricité et de distribution en gros, qui furent alloués aux entreprises nationales d'électricité des deux États[4].

Le fleuve Zambèze

Le Zambèze prend sa source dans le nord-ouest de la Zambie et coule vers l'ouest puis vers le sud-ouest à travers l'Angola avant de rentrer en Zambie. Il s'écoule vers le sud et forme une partie de la frontière entre la Zambie et la Namibie. Après avoir recueilli les eaux de la rivière Chobe au quadripoint où se rencontrent la Zambie, la Namibie, le Botswana et le Zimbabwe, le fleuve s'écoule vers l'est le long de la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe, alimentant la station hydroélectrique partagée du barrage de Kariba, avant d'entrer au Mozambique et de se jeter dans l'océan Indien[6].

Le bassin du Zambèze comprend également des parties du Malawi et de la Tanzanie. Le Zambèze est le quatrième plus grand fleuve d'Afrique après le Nil, le Congo et le Niger[7].

Fonctions

Les fonctions de la ZRA, telles que définies dans les lois qui ont créé l'organisme, comprennent[8]:

  • Exploiter, surveiller et maintenir le complexe de Kariba
  • Étudier la faisabilité de construire de nouveaux barrages sur le fleuve Zambèze
  • Construire, exploiter, surveiller et maintenir tout autre barrage sur le fleuve Zambèze
  • Collecter, accumuler et traiter les données hydrologiques et environnementales du fleuve Zambèze
  • Faire des recommandations qui assureront l'utilisation efficace et efficiente des eaux et autres ressources du Zambèze

L'Autorité du fleuve Zambèze joue également un rôle dans la gestion de l'utilisation de l'eau du lac Kariba pour l'irrigation et pour les usages domestiques, industriels et institutionnels[9].

Barrage de Kariba

Le barrage de Kariba est un barrage-voûte en béton à double courbure situé dans les gorges de Kariba du bassin du fleuve Zambèze entre la Zambie et le Zimbabwe[10]. Avec ses 128 mètres de hauteur et 579 mètres de longueur, la structure forme le lac Kariba qui s'étend sur 280 kilomètres et contient 185 km³ d'eau[10].

La ZRA, qui est détenue à parts égales par les gouvernements zambien et zimbabwéen, est responsable de l'exploitation et de la maintenance du barrage de Kariba, ainsi que de l'allocation d'eau aux centrales électriques de Kariba Nord et Kariba Sud[11].

Le barrage joue un rôle crucial dans la sécurité énergétique régionale et le développement économique, fournissant à la Zambie et au Zimbabwe une capacité de production électrique de 2 130 MW et ayant le potentiel de produire plus de 10 000 GWh d'énergie propre et renouvelable annuellement[12].

Défis et tensions

Il y a eu des tensions entre les pays qui bordent le fleuve. Au début des années 1990, le Zimbabwe a proposé de construire un pipeline pour transporter l'eau vers le sud afin d'alimenter la ville de Bulawayo. Le Botswana a également proposé de transporter l'eau vers le sud jusqu'à Gaborone par une extension du North-South Carrier (NSC). Une partie de l'eau du NSC pourrait être partagée avec l'Afrique du Sud. Ces projets ont suscité des inquiétudes chez les pays en aval menacés par la perte d'eau[7].

La question des revendications sur l'eau du Zambèze par les nations riveraines a été réglée par le protocole de 1995 de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) sur les systèmes de cours d'eau partagés et l'établissement de l'Autorité du fleuve Zambèze. Cependant, l'engagement des gouvernements membres à honorer l'accord semble faible et pourrait ne pas résister aux pressions du changement climatique[7].

Projet de réhabilitation

Références

Liens externes

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