Auxence Ickonga

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PrédécesseurCharles Assemekang
SuccesseurHenri Lopes
Date de naissance
Lieu de naissanceLango, district de Makoua, République du Congo
Auxence Ickonga
Fonctions
Ministre à la Présidence, chargé du Contrôle d’État

(moins d’un an)
Président-directeur général d'Air Afrique

(3 ans et 8 mois)
Directeur général d’Hydro-Congo (actuelle SNPC)

(2 ans)
Inspecteur général d’État et directeur central des Contrats et Marchés publics

(4 ans)
Directeur général de la Société nationale d'électricité (actuelle Énergie électrique du Congo)

(1 an)
Ambassadeur du Congo en France et représentant permanent auprès de l'Unesco

(3 ans)
Directeur de cabinet du président Marien Ngouabi

(moins d’un an)
Ministre des Affaires étrangères
Prédécesseur Charles Assemekang
Successeur Henri Lopes
Ministre de l’Équipement et de l’Agriculture, chargé des Eaux et Forêts

(1 an)
Ambassadeur du Congo en République arabe unie et au Liban

(3 ans)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Lango, district de Makoua, République du Congo
Date de décès (à 52 ans)
Lieu de décès Brazzaville, République du Congo
Nationalité Congolaise
Parti politique Parti congolais du travail (PCT)
Famille Charles Assemekang (oncle)
Entourage Denis Sassou-Nguesso
Diplômé de Centre de préparation aux carrières administratives (Brazzaville)
Institut des hautes études d'outre-mer (Paris)
Profession Homme politique
Distinctions Grand officier de l’Ordre du Mérite congolais

Auxence Ickonga, né le à Makoua et mort le à Brazzaville, est un diplomate et homme politique congolais. Il est plusieurs fois ministre et ambassadeur.

Naissance et famille

Auxence Ickonga, fils d’Aurélien Ickonga et de Catherine Ingoba, naît le à Lango dans le district de Makoua (département de la Cuvette) en république du Congo[1]. Il est marié à Justine Akindou et père de plusieurs enfants dont le colonel Germain Ickonga-Akindou, ancien directeur général de l’équipement des forces armées congolaises, condamné à cinq ans de réclusion pour détournement de fonds publics destinés à la construction de soutes à munitions dans le cadre du procès de l'explosion du dépôt d'armes de Mpila, survenues le à Brazzaville[2],[3]. Il est également le neveu du magistrat et homme politique Charles Assemekang[4].

Formation

Après des études secondaires à Dolisie, il se forme en 1955 à Brazzaville au Centre de préparation à la carrière administrative, option justice, puis à Paris à l’Institut des hautes études d'outre-mer, où il étudie le droit et obtient son diplôme en 1962[5].

Carrière professionnelle

De retour au Congo en 1962, Auxence Ickonga est nommé sous-préfet de Dolisie puis en 1963, préfet de la Nkeni. Entre 1964 et 1966, il exerce successivement les fonctions de directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, puis de celui des Affaires étrangères, avant d’être nommé directeur du cabinet du secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine, Diallo Telli, puis promu directeur du personnel. En 1966, il est nommé ambassadeur en République arabe unie (actuel Égypte) et au Liban[2].

En 1969, après l'accession au pouvoir de Marien Ngouabi, il intègre le Parti congolais du travail (PCT) ainsi que son comité central et devient par la suite ministre de l'Équipement, de l'Agriculture, chargé des Eaux et Fôrets, puis ministre des Affaires étrangères en [5]. Il est exclu du comité central du PCT en mais devient en 1972 directeur de cabinet du président Marien Ngouabi[5],[2],[6].

Entre 1972 à 1975, Il est nommé ambassadeur en France et auprès de l’Unesco puis au Royaume-Uni après avoir été disculpé de suspicions de conspiration attribué au gouvernement belge contre le régime de Marien Ngouabi[4].

De 1975 à 1976, il assure la direction générale de la Société nationale d'électricité (actuelle Énergie électrique du Congo), puis, en 1979, il occupe les fonctions d’inspecteur général d’État et de directeur central des Contrats et Marchés de l'État. En 1983, il prend la direction de la compagnie pétrolière nationale Hydro-Congo (actuelle SNPC)[5],[2].

Entre et , il est élu à la tête de la société Air Afrique mais ne parvient pas à redresser la situation déjà fragilisée de la compagnie multinationale[7],[2],[8].

En 1989, il est nommé ministre à la Présidence, chargé du Contrôle d’État[9].

Mort

Auxence Ickonga meurt à Brazzaville le , officiellement d’une crise cardiaque[9]. Cependant, les circonstances de sa mort ont suscité des interrogations : lors de la conférence nationale souveraine, certains ont accusé le président Denis Sassou-Nguesso d’être impliqué, sans qu’aucune preuve ne vienne étayer ces allégations[6],[4],[5].

Distinction et postérité

Notes et références

Liens externes

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