Avenue de Lespinet
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La première partie de l'avenue de Lespinet. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 34′ 47″ nord, 1° 28′ 02″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Pont-des-Demoiselles • Montaudran |
| Début | no 30 avenue Antoine-de-Saint-Exupéry |
| Fin | Avenue de l'Aérodrome-de-Montaudran et avenue Édouard-Belin |
| Morphologie | |
| Longueur | 2 020 m |
| Largeur | entre 9 et 18 m |
| Transports | |
| 2780L12 L9 (à proximité) |
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| Odonymie | |
| Anciens noms | Chemin de Lespinet (XVe – XVIIIe siècles) 1re partie : Chemin de las Bourdettes (XVIIe – XVIIIe siècles) 2e partie : Chemin de Restanque (XIIIe – XIXe siècles) |
| Nom actuel | début du XIXe siècle |
| Nom occitan | Avenguda de Lespinet |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XIVe siècle |
| Lieux d'intérêt | Collège Anatole-France Jardins de la Ligne |
| Notice | |
| Archives | 315554057617 |
| modifier |
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L'avenue de Lespinet (en occitan : avenguda de Lespinet) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
L'avenue de Lespinet est une voie publique. Elle traverse les quartiers historiques du Pont-des-Demoiselles et de Montaudran. Elle correspond à l'ancien chemin vicinal no 81, dit « de Toulouse au pont de Madron (ou de Restanque) »[1].
Elle naît de l'avenue Antoine-de-Saint-Exupéry, dont elle se sépare après le no 30. Elle se termine au carrefour du rond-point Anatole-Ernoul, au carrefour de l'avenue de l'Aérodrome-de-Montaudran, de l'échangeur no 20 du périphérique (A620), et de l'avenue Édouard-Belin.
La chaussée ne compte, entre l'avenue Antoine-de-Saint-Exupéry et le rond-point du chemin de la Cale, qu'une seule voie de circulation en sens unique puis, à partir du même rond-point, une voie de circulation dans chaque sens. Elle appartient également, sur toute sa longueur, à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il existe, entre l'avenue Antoine-de-Saint-Exupéry et le rond-point du chemin de la Cale, une bande cyclable du côté des numéros impairs, pour les cyclistes circulant à contresens des automobiles, puis, entre le rond-point de la rue du Général-Joseph-Guillaut et le rond-point Anatole-Ernoul, une piste cyclable à double-sens.
Voies rencontrées
L'avenue de Lespinet rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Avenue Antoine-de-Saint-Exupéry
- Rue de Bouloc (d)
- Chemin de Fages
- Rue de la Marine (d)
- Place de Lespinet (d)
- Rue Émile-Littré (g)
- Rue Claude-Fauriel (g)
- Chemin de la Cale (d)
- Rue Jean-Breffel (g)
- Rue de Fontainebleau (g)
- Rue du Général-Joseph-Guillaut (d)
- Place Berthe-de-Puybusque
- Avenue des Herbettes (g)
- Chemin des Herbettes (d)
- Rue Georges-Bidault (d)
- Allée Jane-Goodall - accès piéton (g)
- Rue Valentina-Terechkova (g)
- Allée Amelia-Earhart (g)
- Allée Philippe-Polderman (g)
- Rue Jacqueline-Auriol (g)
- Rond-point Anatole-Ernoul
- Avenue de l'Aérodrome-de-Montaudran (g)
- Périphérique (A620) - Échangeur no 20 (d)
Transports

L'avenue de Lespinet est parcourue et desservie sur toute sa longueur par la ligne de bus 27. Au nord, sur l'avenue Antoine-de-Saint-Exupéry, se trouvent également les arrêts de la ligne de Linéo L9. Enfin, entre le chemin des Herbettes et l'avenue de l'Aérodrome-de-Montaudran, l'avenue de Lespinet est également desservie par les deux lignes de Linéo L12 et de bus 80.
Au sud, l'avenue se trouve également à proximité de la gare de Montaudran, sur la ligne de Toulouse à Sète, ainsi que de la future station Montaudran Gare - Piste des Géants, sur la ligne de métro
.
Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse le long de l'avenue de Lespinet ou à proximité : les stations no 163 (115 avenue Albert-Bedouce), no 204 (place Roger-Arnaud), no 239 (avenue de Lespinet-angle rue Georges-Bidault), no 350 (place de l'Aérospostale) et no 351 (7 rue Jacqueline-Auriol).
Odonymie
Le nom d'« Espinet » (ad Espinetum en latin médiéval, 1146) apparaît au milieu du XIIe siècle : il désigne alors une partie du gardiage au sud-est de la ville, entre les coteaux de Pech David à l'ouest et du Calvinet à l'est, et le fossé du Palays au sud. La forme française « l'Espinet » apparait au XVe siècle et évolue pour devenir au siècle suivant « Lespinet »[2]. Le souvenir s'en est d'ailleurs conservé dans le nom de plusieurs domaines du sud-est toulousain, comme le château de Lespinet-Ramel (CREPS, actuel no 1 avenue Édouard-Belin), le château de Lespinet-Raynal (L'Envol des pionniers, actuel no 6 rue Jacqueline-Auriol) et le château de Lespinet-Lasvignes (CRS 27, actuel no 3 allée du Lieutenant-Lucien-Lafay)[3].
Au Moyen Âge, l'avenue est déjà connue sous le nom de chemin de Lespinet. On lui trouve également celui de chemin de las Bourdettes, à cause d'une ferme de ce nom, las Bordetas en occitan (actuel no 152)[4]. Dans sa dernière partie, on lui trouvait également, au début du XIIe siècle, le nom de chemin de Restanque (cami de Restaca en occitan médiéval, 1203) : ce nom suggère la présence d'une retenue d'eau, peut-être établie sur l'Hers pour alimenter le Sauzat[5].
Histoire
Moyen Âge et période moderne
Époque contemporaine
Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs foyers de la Résistance existent dans les maisons et les usines qui bordent l'avenue de Lespinet. Dès 1941, les ateliers Vosges-Pyrénées (emplacement de l'actuel no 96), une société de fabrication de gazogène et de transport automobile appartenant à Jules Pécheur, un Nancéen réfugié à Toulouse, sont un lieu de rendez-vous pour les résistants. Ainsi, le garage sert au camouflage de matériel (CDM) de l'armée française. Jules Pécheur, proche de Combat et de l'Armée secrète (AS), collabore également avec les autres mouvements de la Résistance. Les hommes peuvent en utiliser les automobiles, mais la maison sert aussi de dépôt de matériel. Mais, le , la Gestapo vient arrêter Jules Pécheur, dont les activités ont été dénoncées : si celui-ci parvient à s'échapper, elle procède à l'arrestation de six autres résistants, Gilbert Duhoux, Geoffroy Gilbert, Jean Netter, Alphonse Rocher, et Henri et Isidore Spielmann. Arrêtés et torturés, ils sont finalement déportés au camp de concentration de Mauthausen, où ils trouvent la mort[6],[7].


