Aybert est ordonné prêtre par Burchard, évêque de Cambrai, avec un pouvoir particulier d'administrer dans sa cellule les sacrements de pénitence et d'eucharistie ; pouvoir qui lui sera confirmé par les papes Pascal II et Innocent II. Cependant, il renvoyait les pénitents à leurs évêques, à moins qu'ils n'eussent quelque répugnance à se confesser à eux. Il disait tous les jours deux messes, une pour les vivants, et l'autre pour les morts. Menant une vie d'ascète, il ne faisait qu'un seul repas par jour, ne consommant ni viande, ni laitage, ni poisson, portait un rude cilice sur sa chair, et dormait à même le sol sur quelques planches de bois.
Sous le pontificat d'Urbain II, il avait accompagné à Rome l'évêque de Saint-Crépin Régnier, effectuant le voyage pieds nus, le corps couvert d'un cilice.