Née à Keita (région de Tahoua), elle est mariée[1], et mère de trois enfants[1]. Elle est issue d'une famille influente dans le pays: ses frères sont ou ont servi comme officiers dans l'état major de l'armée nigérienne. L'un d'eux, le colonel Boulama Issa Zana Boukar, était pilote de l'ancien président Mahamadou Issoufou jusqu'au coup d'État de 2023[2]. Son mari, Kane Souleymane, a été directeur de campagne d'Issoufou Mahamadou en 2004, puis ministre-conseiller du président de la République[1].
Dès les années 1990, elle se démarque comme défenseure des droits des femmes: elle est à l'initiative de la marche historique des femmes nigériennes du [4] qui protestent contre la faible représentation des femmes à la Conférence nationale[5],[1]. Ce mouvement a conduit à l'instauration de la journée de la femme au Niger, le [5].
Sa carrière de femme politique débute comme déléguée à la Conférence nationale souveraine sous la bannière du PNDS-Tarayya en 1991, puis comme secrétaire d'état au plan en 1993[5]. Elle est gouverneure de Niamey de 2011 à 2013[3] puis cheffe de cabinet du Premier ministre[3] et ministre des Affaires étrangères du au [3].
Durant son mandat comme ministre du Plan, elle mène une politique en faveur de l'émancipation et de l'autonomisation des femmes[3].
En , après le coup d'État au Niger, Aïchatou Kané Boulama refuse de quitter ses fonctions d'ambassadrice de son pays en France[7],[8],[9]. Son fils est arrêté quelques jours plus tard. Travaillant pour la poste nigérienne, il est accusé d'avoir utilisé ses fonctions pour faire évader des capitaux vers l'étranger[10],[2]. Elle démissionne de ses fonctions le [11],[12].