Béatrice de Andia
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Secrétaire générale Vieilles maisons françaises | |
|---|---|
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Béatrice Félicie Thérèse Gonzalez de Andia |
| Nationalités | |
| Domicile |
Château de la Chatonnière (d) |
| Formation | |
| Activités |
| Membre de | |
|---|---|
| Distinctions |
Béatrice de Andia, née à Madrid le et morte le à Azay-le-Rideau[1],[2], est une personnalité hispano-française du monde de la culture en France.
Origines familiales
Béatrice Félicie Thérèse Gonzalez de Andia est née le à Madrid. Elle a les nationalités espagnole et française[3].
Elle est la fille de don Manuel Gonzalez de Andia y Talleyrand-Périgord, marquis de Villahermosa et duc de Dino, et de doña Mercedes de Elio (fille du comte de Casa Real de la Moneda)[4].
Ses origines françaises la rattachent par sa grand-mère paternelle à l'illustre maison de Talleyrand-Périgord, dont le membre le plus emblématique demeure son grand-oncle à la cinquième génération, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, duc et prince de Bénévent, duc de Dino, duc et prince de Talleyrand-Périgord, l'un des plus grands diplomates de son temps.
Elle est élevée dans une folie du XVIIIe siècle, le pavillon Colombe à Saint-Brice-sous-Forêt, chez son grand-oncle et parrain Hélie de Talleyrand-Périgord, duc de Talleyrand, duc de Dino et duc de Sagan, qui meurt en 1968 sans descendance. Grand collectionneur d'œuvres d'art tout au long de sa vie, il l'introduit dans la connaissance des arcanes des jardins et dans l'amour de la beauté.
Parcours
Diplômée de Sciences Po Paris (promotion 1955, elle est la condisciple de Bernadette Chodron de Courcel et Jacques Chirac), elle obtient un doctorat en droit de l'urbanisme à Paris puis un diplôme d’études supérieures de sciences politiques et un DES de droit à Madrid. Inscrite au barreau de Madrid, elle entreprend par la suite un DES d'art et d'archéologie à la Sorbonne.
Après avoir rejoint le cabinet d'avocat de son père, elle décide en 1961 de partir explorer le monde en 2CV. Pendant quatorze ans, Béatrice de Andia visite cent cinquante-six pays, fait quatre fois le tour du monde et revient dix-neuf fois en Inde[5].
De retour à Paris en 1974, elle devient secrétaire générale des Vieilles maisons françaises (1974-1978) et chargée de cours à la Sorbonne pendant dix ans. En 1977, elle est nommée déléguée générale de l'action artistique de la ville de Paris par le maire Jacques Chirac. En trente ans, elle y organise quatre cent quarante expositions en France et à l'étranger et publie pas moins de deux cent soixante ouvrages consacrés à la capitale. Jusqu'au début des années 2000, elle est également membre de la Commission du Vieux Paris[6].
Attachée à la Touraine, elle réside en son château de la Chatonnière (Azay-le-Rideau), dont elle assure la gestion depuis 1986. Après sept ans de travail, les jardins de la Chatonnière, classés jardins remarquables[7], ouvrent au public en 2000, et attirent environ 20 000 visiteurs par an. On y trouve notamment la sculpture les Clefs de la Nature, de l'artiste contemporain Patrice Stellest, inaugurée en 2011. Elle crée également l'association Les Amis d'Azay-le-Rideau, et fonde en 2006 l'Observatoire du patrimoine religieux, une association dont l'objectif est de protéger et de mettre en valeur le patrimoine cultuel français[8]. Elle participe également au développement de La Revue des vieilles maisons françaises[9].
Le , elle épouse à l'église Sainte Isabelle de Villamor, en vieille Castille, en Espagne, son cousin le duc de Salinas.
Béatrice de Andia s'éteint à 91 ans, au château de la Chatonnière, à Azay-le-Rideau[10].
Récompenses
- 1991 :
Chevalière de la Légion d'honneur, par le président François Mitterrand[11] ; médaille de l'Académie d'architecture ; - 1995 :
Officière de l'ordre national du Mérite, par Jean Leclant, secrétaire perpétuel de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[12] ; - 1998 : prix Berger de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[13] ;
- 2000 : Médaille d'or de la Ville de Paris (7e arrondissement).
- 2001 :
Officière de la Légion d'honneur, par Jean-Pierre Babelon, président de l'Académie des inscriptions et belles-lettres ; - 2002 :
Chevalière de l'ordre des Palmes académiques, par Jacques Treiffel, président de l'ordre national des Palmes académiques ; - 2008 :
Commandeure de l'ordre national du Mérite, par Jacques Chirac - 2010 : dame de l'Ordre Militaire de la Flèche sous la protection de Saint-Sébastien, de la Maison Royale de Portugal[14].
Hommages
Un discours en son honneur est prononcé par le président de la République Jacques Chirac le [15].