Robert Turcan

archéologue français (1929-2018) From Wikipedia, the free encyclopedia

Robert Turcan, né le à Paris et mort le à Craponne[1], est un archéologue et historien français.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
CraponneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Robert Alain TurcanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Président Académie des inscriptions et belles-lettres, Georges Le RiderPhilippe Contamine ...
Fermer

Il est spécialiste d'archéologie et de l'Antiquité romaine.

Biographie

Élève à l'École normale supérieure en 1952, il y réalise des « canulars anti-communistes »[2] et y passe son agrégation de lettres, qu'il obtient en 1955[3], et poursuit ses études à l'École française de Rome, de 1955 à 1957.

Il travaille alors comme assistant de langue et littérature latines à la faculté des lettres de Lyon (de 1957 à 1963) puis chargé d’enseignement à la faculté des lettres de Lyon (de 1963 à 1967) - tout en travaillant à sa thèse, qu'il soutient en 1966.

Il fait alors carrière comme maître de conférences à la faculté des lettres de Lyon (1967 à 1987) puis professeur d’archéologie romaine et gallo-romaine à l'université Paris IV (1987 à 1994).

Il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1990.

Il meurt le [4].

Œuvre

Dans ses travaux, Robert Turcan a mis en exergue l'importance des orientalismes (Cybèle, Dionysos, Mithra, Isis, etc.) dans la vie de Rome[5], notamment via ses ouvrages Mithra et le mithracisme (1993) et Recherches Mithriaques (2016)[6].

En 2017, il publie la thèse Tibère dans laquelle il revisite le parcours du deuxième empereur en lui conférant habileté et prudence[7].

Responsabilités scientifiques

  • Membre des comités de direction et de rédaction de la Revue archéologique.
  • Membre de la Société des études latines.
  • Membre de l’Association des études grecques.
  • Membre de la Société nationale des antiquaires de France.
  • Membre du Deutsches archäologisches Institut (Berlin).
  • Membre du comité national du CNRS.
  • Membre de l’Académie centrale européenne de science et art.

Vie privée

Marié en 1956 à Marie Deléani (1930-2019), il est le père d'Anne-Marie Turcan-Verkerk et d'Isabelle Turcan[8].

Décorations

Publications

  • Les sarcophages romains à représentations dionysiaques. Essai de chronologie et d'histoire religieuse (thèse), E. De Boccard, , 684 + 64 planches.
Benoit Fernand, « compte-rendu de lecture de la thèse de Robert Turcan », Revue belge de philologie et d'histoire, t. 45, no 3, , p. 908-910 (lire en ligne).
Gérard Siebert, « compte-rendu de lecture de la thèse de Robert Turcan », Revue des Études Grecques, t. 83, nos 394-395, , p. 204-206 (lire en ligne).
Jean Ch. Balty, « compte-rendu de lecture de la thèse de Robert Turcan », L'antiquité classique, t. 40, no 2, , p. 804-808 (lire en ligne).

Références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI