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Bécasseau d'Alaska

espèce d'oiseaux From Wikipedia, the free encyclopedia

Calidris mauri

Faits en bref Règne, Embranchement ...
Calidris mauri
Description de cette image, également commentée ci-après
Bécasseau d'Alaska.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Charadriiformes
Famille Scolopacidae
Genre Calidris

Espèce

Calidris mauri
(Cabanis, 1857)

Synonymes

Répartition géographique

Description de l'image Calidris mauri map.svg.
  • Présence en période de nidification.
  • Présence en période d'hivernage.
  • Présence en période de migration.

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

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Le Bécasseau d'Alaska (Calidris mauri) est une espèce de petits oiseaux limicoles de la famille des Scolopacidae. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026)[1], c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).

Description

Le Bécasseau d'Alaska mesure 14 à 17 cm de longueur. Tout comme chez le Bécasseau semipalmé (Calidris pusilla), les pattes noires présentent une palmure partielle.

La projection primaire est courte : la pointe des rémiges primaires arrive au niveau de la queue ou la dépasse quelque peu.

Un léger dimorphisme sexuel se remarque : le bec noir légèrement arqué vers l'extrémité est plus long chez la femelle que chez le mâle.

Répartition

Ce bécasseau vit en Amérique et n'est qu'occasionnel en Europe de l'Ouest[2].

Comportement

Le Bécasseau d'Alaska trottine rapidement sur les vasières. Il forme de grands groupes sur les reposoirs. Il est souvent associé au Bécasseau semipalmé.

Voix

Dickcissel d'Amérique mâle perché sur un poteau métallique, chantant cou tendu et bec ouvert.

Chants et appels

Le cri du Bécasseau d'Alaska :

"Djit" aigu, fin, un peu rapeux.

Alimentation

Biofilm superficiel intertidal, en grande partie photosynthétique sur vase estuarienne exondée, se formant à marée descendante ; C'est une source de nourriture essentielle pour le Bécasseau d'Alaska (et de nombreux invertébrés)[3] qui trouvent là jusqu'à 50 % des ressources énergétiques dont ils ont besoin.

On a montré[3] par l'étude conjointe d'enregistrements vidéo et du contenu stomacal et d'isotopes stables comme marqueurs, que le Bécasseau d'Alaska se nourrit en grande partie d'algues et de bactéries qu'il trouve dans le biofilm intertidal.
Auparavant, ce type de biofilm était uniquement considéré comme une source de nourriture pour les invertébrés râpeurs et quelques poissons spécialisés. Il constitue en fait de 45 à 59 % de la ration alimentaire totale de cette espèce. Et il fournit environ la moitié (50 %) de son budget énergétique quotidien[3]. Il est possible que cette espèce puisse profiter d'une augmentation de l'épaisseur du biofilm due à l'eutrophisation générale de l'environnement.
Ce constat implique aussi une concurrence entre cet oiseau et les invertébrés herbivores consommateurs primaires qui exploitent également cette ressource. Mais il est également possible qu'en remuant la couche superficielle du sédiment, l'oiseau favorise la régénération naturelle du biofilm qui à marée haute peut alors être consommé par les invertébrés aquatiques[3].
En outre, comme les taux de consommation individuels sont estimés à sept fois la masse corporelle par jour, et que les de bécasseaux d'Alaska atteignent souvent des dizaines de milliers d'individus, les oiseaux de rivage se nourrissant de biofilm pourraient avoir des impacts « majeurs » sur la dynamique sédimentaire[3]. Le dragage et le chalutage, l'apport de polluants piégés par le biofilm ou susceptible de l'altérer (pesticides, antifoolings, cuivre...) peut interférer avec la productivité de cette ressource. Les auteurs de cette étude soulignent « l'importance des processus physiques et biologiques de maintien du biofilm pour la conservation de certains oiseaux de rivage et des écosystèmes interditaux »[3].

Références

Voir aussi

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