Le réacteur BN 600 a été raccordé au réseau en 1980[2].
Sa « période de rodage » et de mise au point a été difficile. Elle a duré une dizaine d’années, durant laquelle le réacteur a connu 23 arrêts d’urgence[2]. En 1998, une fuite de sodium a eu lieu dans le circuit secondaire, lors d'une opération de maintenance du générateur de vapeur.
Une canalisation a été coupée là où l'opérateur avait cru présent un bloc de sodium gelé. Le sodium n'était pas gelé, et environ 1 m3 de sodium s'est échappé[2]. Il a fallu remplacer le bloc correspondant du générateur de vapeur[2].
Il est entré en phase d’exploitation commerciale: le taux de disponibilité moyen pour toute la durée d'exploitation est de 75,6%, d'après les données de l'AIEA[3] (il était l'une des 31 tranches en service en Russie)[2].
Le générateur de vapeur (élément qui a été à l’origine de plusieurs incidents dans Phénix) est dans le BN 600 cloisonné en plusieurs compartiments parallèles (6 échangeurs), ce qui est supposé en augmenter la sécurité[2].
La production du réacteur est d'environ 600 MW dont 40 consommés par la ville voisine de Zaretchny et ses 27 000 habitants[2].
Les arrêts de maintenance sont programmés en été, mais lors des pannes hivernales, un générateur au fioul est prévu en secours[2].
Le successeur du BN-600 est le réacteur, BN-800, entamé en 2010 et visant une fin de construction en 2014, pour une mise en service vers 2020-2022, selon M. Michaël Bakanov cité par l'OPECST[2]. Après la connexion du BN-800 au réseau en , le BN-600 continue cependant à être exploité.
Au sein de la centrale, une tranche dite BN-1200(en) est destinée à produire un prototype industriel de futur réacteurs à neutrons rapides au sodium[2]. Cette filière est en concurrence en Russie avec deux autres types et filière de réacteurs rapides, le premier à refroidissement au plomb liquide (projet BREST) et le second, à refroidissement au plomb-bismuth (comme dans certains réacteurs de sous-marins nucléaires (APL-705), qui devrait aboutir à la construction d’un réacteur (projet russe) SVBR de 100 MW. L'opérateur russe Rosatom étudie les trois filières, et espère pouvoir ainsi doubler le taux de combustion (burn-up) du combustible dans les réacteurs rapides du futur (il s'agit de passer d'un rendement de 9 à 11% dans le BN 600 à 16 (voire 18%) dans les futurs réacteurs dits de « quatrième génération » vers l’horizon 2020).
La transmutation des actinides mineurs souvent citée comme possible solution pour le futur ne semble pas encore envisagée dans cette centrale, mais le BN-800 pourra irradier des matériaux disposés en couverture[2]. Du combustible MOX est prévu expérimentalement dans le BN-600, mais en usage normal pour les réacteurs suivants (BN-800 et BN-1200)[2].
12345678910111213Christian Bataille et Claude Birraux (rapporteurs), Rapport sur l'évaluation du Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs 2010-2012, Assemblée nationale & Sénat, OPECST, , 347p. (lire en ligne[PDF]), Voir chap. A. La centrale de Beloyarsk, page 87-88/347 de la version PDF du rapport