Badjengo
village au Cameroun
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Badjengo est un village de la Région du Nord au Cameroun. Il est situé dans la commune de Pitoa, dans le département de la Bénoué. et situé à 40 kilomètres de la ville de Garoua.
| Badjengo | ||||
| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Région | Nord | |||
| Département | Bénoué | |||
| Démographie | ||||
| Population | 5 431 hab. (2005[1]) | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 9° 29′ nord, 13° 41′ est | |||
| Altitude | 282 m |
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| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Cameroun
Géolocalisation sur la carte : Cameroun
Géolocalisation sur la carte : région du Nord
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Histoire de Badjengo
Badjengo est un village situé sur la nationale N°1, entre Garoua et Figuil, à 39 km de Garoua et à 24 km de Pitoa, dans la région du Nord, plus précisément dans l'arrondissement de Pitoa, relevant du Lamidat de Bé. Ce village abrite une population diverse, composée de plusieurs ethnies telles que les'' Kangou, Guiziga, Moundang, Guidar, Peulh, Toupouri*, et bien d'autres.
Les habitants de Badjengo vivent principalement de l'agriculture, cultivant des produits comme le *mil, le maïs, les arachides, le niébé, le coton*, et le *soja*, ainsi que de l'élevage. Le commerce de proximité joue aussi un rôle important dans l'économie locale. Les marchés de *jeudi* et *samedi* sont des moments clés d'échange et de commerce pour la population.
Le nom *Badjengo* provient du mot *"Kbadjen ay go"* en Kangou, qui signifie « j’ai percé l’humidité ici ». Cette expression a une origine liée à la chasse. Selon la tradition orale, dans les années 50, alors que Badjengo était encore une brousse, des chasseurs venus de loin cherchaient des gibiers. L'un d'eux, en lançant sa flèche, perça une zone humide. Il appela alors les autres en annonçant : « j’ai percé l’humidité ici ». Ce lieu, situé entre Lopéré et le quartier Djaoro Kotchel, devient ainsi le point de départ de l’implantation du village.
Au début, le site était habité par les *Kangou*, mais l'arrivée d'autres peuples, notamment de l'extrême Nord, a fait migrer les Kangou vers les montagnes, laissant progressivement place à d'autres ethnies. Aujourd'hui, le centre de Badjengo est davantage occupé par des populations venues d'autres régions.
Le village de Badjengo est entouré de plusieurs autres localités comme *Mbor, Oumoua, Barouna, Mayo Lebri, Lagam, Walewol* et bien d'autres. Tous ces villages en plus de Babanguel, Bapara, mayo lebri 3, Ngoulet, bobborire, njeiga, olde borno font partie du CODEBAE.
En matière d'infrastructures, Badjengo dispose de plusieurs établissements éducatifs : une *école maternelle*, une *école primaire bilingue*, ainsi que plusieurs écoles primaires comme *EP Lopéré, EP Doualaré, EP Badjengo 1 et 2*, et un *lycée*.
Le village est également équipé d'un *centre de santé*, ce qui constitue un atout pour la prise en charge des habitants.
Sur le plan économique et social, Badjengo bénéficie de la présence de *cinq groupements Sodecoton* : Badjengo, Lopéré, Mbor Moundang, Doualaré, et Mbor Baïnawa.
Religieusement, Badjengo est un lieu de diversité spirituelle, abritant quatre *congrégations chrétiennes* : *Catholique, EFLC, UEBC*, et *Vraie Église*, ainsi qu’une *grande mosquée* qui témoigne de la diversité religieuse du village.
Enfin, il est important de noter que l'histoire de Badjengo est loin d'être terminée, et qu'il y a encore beaucoup à découvrir. Ces informations ont été recueillies auprès des patriarches locaux, qui préservent et transmettent la mémoire de leur village. Ndjidda Bakary Paul Dengkas
Population
Lors du recensement de 2005, la localité comptait 5 431 habitants[1].
En 2014, un diagnostic participatif a chiffré la population à 8 103 personnes[2]. A date selon les chiffres de Misante Badjengo et ses environs y compris babanguel est estimé à plus de 40 000 âmes.
- Résumé sur Badjengo :*
Badjengo est une localité située dans le *département de la Benoué*, dans la région du *Grand Nord* du Cameroun, précisément dans l'arrondissement de *Pitoa*, à environ *39 km de Garoua*. Elle est traversée par la *Nationale N°1*, ce qui en fait un point stratégique d'accès aux villages environnants.
- Historique de Badjengo :*
Le nom *Badjengo* provient de l'expression *"Badjen ay go"* en langue *autochtone Kangou*, qui signifie *"j'ai percé l'humidité ici"*. Cette origine reflète l'histoire du village, qui, il y a environ *100 ans*, était une *brousse non habitée*. Les peuples *autochttones Kangou* vivaient alors dans les montagnes environnantes. Avec le temps, les *Kangou* se sont progressivement déplacés vers les zones périphériques, laissant le centre de Badjengo occupé par les *immigrants* venus principalement de l'*extrême nord* du Cameroun. Au fil des décennies, Badjengo est devenu un *village cosmopolite*, attirant des populations diverses. En plus des *Kangou*, Badjengo abrite aujourd'hui des groupes ethniques tels que les *Guidar*, *Moundang*, *Foulfouldé*, les *Toupouri*, les *Massa*, les *Gambaye*, et les *Guiziga*, ce qui en fait un lieu de grande diversité culturelle.
- Infrastructures et Équipements de Badjengo :*
Aujourd'hui, Badjengo dispose de plusieurs *infrastructures* et *services essentiels* pour ses habitants, parmi lesquels : - Un *Lycée* et plusieurs *écoles primaires* publiques, dont une *école primaire bilingue*. - Une *école maternelle publique* pour l'éducation des jeunes enfants. - Un *Centre de santé intégré* pour la prise en charge sanitaire de la population. - Un *Centre de formation professionnelle* dans les domaines industriels et commerciaux (FEFTIC). - Une *mosquée*, des *églises chrétiennes* (paroisse catholique et consistoire de l'EFLC). - Un réseau de *coopératives de producteurs de coton* et un *comité de développement* (CODEBAE) pour promouvoir les activités économiques et le développement local.
- Économie et Agriculture :*
L'économie de Badjengo repose essentiellement sur l'agriculture, avec une *culture de coton* comme *principale culture commerciale*, largement soutenue par la *SODECOTON*, l'acteur clé dans la collecte et la transformation du coton en produits industriels. D'autres cultures sont également pratiquées, mais le coton reste le pilier économique de la région.
- Cohésion Sociale et Gouvernance Traditionnelle :*
Badjengo est dirigée par une *chefferie traditionnelle* composée de *chefs de 3e degré* sous l'autorité du *Lamido de Bé*. Les chefs traditionnels, au nombre de cinq, assurent la gestion locale en collaboration avec les autorités administratives et participent activement à la gestion du développement de la région.
- Vie Sociale et Culturelle :*
Badjengo est un lieu de rassemblement pour de nombreux *commerçants*, petits et grands, venant des villages voisins. Les échanges commerciaux ont lieu principalement *les jeudis et samedis*, des jours d'afflux importants de produits agricoles et autres biens. Le développement social est également soutenu par des associations et organisations communautaires qui promeuvent la solidarité et la collaboration entre les différents groupes ethniques.
- Accessibilité et Dynamisme :*
Grâce à sa position géographique et ses infrastructures, Badjengo est un *centre névralgique* pour les activités commerciales et de développement dans la région. Les *routes et axes de transport* facilitent les échanges entre Badjengo et les villages environnants, consolidant ainsi son rôle central dans la région. Et son ouverture vers le Nigéria est un atout. Il faut noter que Badjengo fait écouler des centaines de tonnes des céréales par semaine vers le grand Sud et le Nigéria et reçoit en retour des produits de premier nécessité.
- Conclusion :*
Badjengo, bien que récemment habitée, a évolué pour devenir un centre commercial et agricole clé dans la région du Grand Nord. Grâce à ses *infrastructures éducatives*, comme l'école maternelle publique et les écoles primaires, ainsi qu'à son rôle central dans *l'agriculture cotonnière*, Badjengo continue de croître et de jouer un rôle central dans le développement de son environnement. Sa population cosmopolite, composée de *Kangou*, *Guidar*, *Moundang*, *Foulfouldé*, *Toupouri*, *Massa*, *Gambaye* et *Guiziga*, témoigne de la diversité culturelle et de l'intégration de différentes communautés dans ce village dynamique.