Badri Teymourtash (persan: بدری تیمورتاش) (1911–1995) est la première femme dentiste en Iran[1] et est surnommée, dans ce pays, «la Mère de la dentisterie»[2].
Née en 1911 à Machhad au sein d'une famille iranienne influente, elle est la sœur d'Abdolhossein Teymourtash, considéré comme la deuxième figure politique la plus influente de l'Iran durant la dynastie Pahlavi[3]. À la fin des années 1920, elle est envoyée en Belgique où elle s'inscrit à l'école dentaire[3].
Après avoir obtenu son diplôme, elle envisage de partir au Congo belge pour des missions humanitaires[4]. Cependant, la disgrâce de son frère Abdolhossein Teymourtāsh en 1932 la contraint à retourner en Iran, où elle vit huit années d'assignation à résidence et d'exil avec la famille de son frère dans des domaines éloignés du Khorasan[3]. Après l'abdication de Reza Chah en 1941, une amnistie générale permet la libération des prisonniers politiques. Elle s'installe alors à Machhad et exerce comme dentiste[4].