Baie de Tanger
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territorialesTanger-Tétouan-Al Hoceïma, Tanger-Assilah
| Baie de Tanger | |
Image satellite de la baie de Tanger, en haut à droite. | |
| Géographie humaine | |
|---|---|
| Pays côtiers | |
| Subdivisions territoriales |
Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Tanger-Assilah |
| Géographie physique | |
| Type | Naturelle |
| Localisation | Océan Atlantique |
| Coordonnées | 35° 47′ 06″ nord, 5° 47′ 13″ ouest |
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La baie de Tanger (arabe : خليج طنجة, Khalidż Tandża) est une baie située près de Tanger dans le nord du Maroc, près du détroit de Gibraltar. Le cap Spartel et le cap Malabata définissent généralement sa limite.
L'avenue d'Espagne longe la baie et est célèbre pour ses hôtels[1].
La région est caractérise par d’importantes variabilités topographiques (altitudes élevés pour les montagnes du rif et basses au niveau des plaines côtières..), climatiques (montagnes très arrosée et plaines orientales semi arides) et géologiques (nappes karstiques très importantes, zones étendues sans aquifères, plaines et vallées réduites).
La province de Tanger est située au Nord-ouest du pays elle est délimitée par la mer Méditerranée et par le détroit de Gibraltar au Nord, au sud il y a la province de Larache, a l'Est celle de Tétouan et a l’Ouest elle est bordée par l’océan atlantique, la superficie de la province de Tanger est de 1 195 km2 (dont 332 km2 pour la préfecture d’El Fahs-béni makada crée en )[2].
Le cadre climatique
La région de Tanger présente un climat subhumide grâce à ses deux façades maritimes : doux et humides. La région connait une pluviométrie moyenne de 800 mm/an.
Les températures restent clémentes en hiver, douces en été. Elles atteignent rarement 0 °C au mois de janvier et les maxima les plus fréquents de ce mois oscillent entre 14 °C et 18 °C. En été, l’atmosphère se réchauffe sensiblement, les températures maxima les plus fréquentes en juillet varient de 16 °C à 26 °C. Des pics de 32 °C à 38 °C ont pu être enregistres quelques jours par an, mais leur fréquence demeure exceptionnellement.
Tanger est souvent envahie par des vents :
Les vents d’Est et Nord-est (chergui) très forts avec une vitesse moyenne de 30 km/h. qui règnent principalement au printemps été.
Les vents d’Ouest et Nord-ouest (Gharbi) qui dominent en automne et en hiver ils sont d’origine atlantique et sont les sources de précipitation.
La salinité est le caractère essentiel de l'eau de mer.
En hiver: la variation de la salinité est régulière en fonction de la profondeur. D’après les données de l'IFREMER, la salinité varie entre 36,4 g/l en surface libre et 38 g/l à -60 m de profondeur. (Annexe).
En été : la salinité est fonction de la profondeur et est plus homogène en cette saison.
D'après les données de LPEE, la salinité suit une évolution quasi linéaire qui passe de
36,5 g/l en surface à 37,4 g/l à -60 m de profondeur.
Le cadre hydrodynamique marin
La marée est de type semi-diurne; le marnage des vives-eaux est de 1,8 m et celui des mortes eaux de 0,8 m. Le niveau moyen de la mer est de +1,4 m. Dans la baie, les courants mesurés à l’aide de dériveurs (LCHF, 1972a) sont de 0,3 à 0,5 m/s en vives-eaux entre le port et le Cap Malabata. Le flot porte à l’Est alors que le jusant porte à l’ouest. Par vent violents de secteur ouest, la hausse de niveau de la mer peut atteindre 0.2 à 0,45 m. Il est donc possible d’atteindre des niveaux de l’ordre 3 m à la faveur de la conjugaison entre une marée de vives eaux exceptionnelle est un vent violents de secteur ouest.
Alors l’hydrodynamique de la baie de Tanger assure la dispersion et la dilution des effluents rejetés à plus de 2 km au large du détroit par un émissaire sans compromettre la qualité des eaux littorales et du milieu.
Bassin versant de la Baie de Tanger
La Baie de Tanger accueille un réseau hydrographique assez dense sous forme d’oueds à faible débit qui traversent la ville de Tanger du sud au nord. Généralement ces cours d’eau sont caractérisés par leur petit bassin versant de forme trapue et leur développement linéaire très court, et surtout par leur débit moyen interannuel faible (23,5 l/s) (R.A.I.D. 1994). La non-pérennité de leur débit est remarquable surtout dans leur cours amont, alors qu’en aval ils sont presque pérennes en raison du drainage des eaux usées de la ville. En outre, ces oueds peuvent avoir un apport considérable en eau durant les saisons pluvieuses (hiver-printemps) ou lors des périodes d’averses causant de fortes crues (L.C.H.F. 1971), souvent capables d’inonder les quartiers dans les zones basses (vallées) de la ville, à cause de l’imperméabilité du sol et des fortes pentes des collines environnantes[3].
